J'y travaille

A la recherche d’une maison d’édition

Vous l’avez peut-être remarqué, j’ai une semaine de retard sur mon planning de publication d’articles. Mais j’ai une excellente excuse : je travaillais à chercher une maison d’édition pour mon roman, La Muse aphone. Et comme c’est un processus compliqué, stressant et limite ésotérique, j’ai envie de vous raconter comment ça s’est passé pour moi. Au programme : combien ça coute d’expédier un manuscrit à une maison d’édition, quelle taille et quel poids peut faire un manuscrit, quel conteneur choisir, etc, etc… Avec quelques photos^^

ATTENTION : ce n’est pas un article de conseils sur comment trouver une maison d’édition !!! C’est un retour d’expérience sur ce que moi j’ai fait, je n’ai absolument aucune garantie que ce soit la bonne façon de procéder. C’est la première fois que je passe par ce processus, et  je n’ai évidemment pas encore trouvé de maison d’édition (mes envois papier date de ce matin…). Je le fais surtout parce que je suis une grande anxieuse qui a un peu paniqué en voyant l’épaisseur de son manuscrit, (ou à chaque étape en fait…) et que je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée de partager pour éviter la même panique à d’autres^^

Si vous cherchez des conseils, j’ai trouvé cet article de Florence Cochet plutôt utile.

Manuscrit prêt à envoyer à une maison d'édition
Mon bébé : 326 pages, 1.6kg et 3.5cm d’épaisseur

Voilà donc mes aventures dans la recherche d’une maison d’édition avec au programme :

  • Les étapes de corrections par lesquelles je suis passée
  • Pourquoi j’ai décidé de chercher une maison pour ce roman
  • Ce que j’ai fait au niveau orthographe, typographie et formatage
  • Les accompagnements : résumé et lettre de présentation
  • Comment j’ai sélectionné les maisons que j’ai sollicitées
  • Comment j’ai imprimé et expédié mes manuscrits
  • Combien m’a coûté l’envoi de mes manuscrits
  • Un petit bilan

Oui, cet article est super long^^

Préparer mon manuscrit : les corrections

L’histoire de la Muse aphone

J’ai écrit les tous premiers mots de ce roman au printemps 2011, à la fin de ma dernière année d’école d’ingénieur. A la base, il s’agissait uniquement du monologue d’un personnage qui est devenu mon héros quand j’ai décidé de l’associer à un autre monologue. J’ai commencé ce roman sans plan ni méthode (quand on lit beaucoup, on sait forcément écrire, non ? Ah bah non^^).

J’ai écrit régulièrement pendant les quelques mois où j’ai cherché du travail puis la vie active m’a rattrapée. Je considère que je me suis mise à l’écriture « sérieusement » à l’automne 2015, en particulier en participant pour la première fois à NaNoWriMo (et en gagnant, contre toute attente). J’ai « fini » mon premier jet courant 2016. Plus exactement, j’ai abandonné l’idée de finir mon premier jet, et j’ai attaqué directement les corrections. Je voulais remettre des bases solides avant d’écrire les scènes les plus compliquées que j’avais du mal à visualiser. Comme j’avais attaqué ce roman sans même savoir que c’était un policier, j’ai jeté quasiment tout ce que j’avais écrit avant 2015, et les corrections ont été TRÈS lourdes.

J’ai mis le point final à un premier jet complet (le précédent était ce qu’on appelle un « jet 0 ») en février 2018, juste avant mes 30 ans. Je l’ai peaufiné jusqu’en mai, avant de l’envoyer à une quinzaine de bêta-lecteurs (j’avais travaillé avec deux « alpha-lecteurs » avant), j’ai reçu les retours à l’automne 2018. J’ai effectué une nouvelle vague de corrections entre janvier et aout 2019, avant de lancer une deuxième phase de bêta-lecture plus réduite (seulement 4 personnes).

Cette phase m’a permis de vérifier que les corrections suite à la première phase avait bien fonctionné, et c’était le cas ! que je n’avais pas introduit de problème majeur entre-temps. Et c’était bien le cas.

Après ça, je me suis donné jusqu’en octobre pour expédier mon manuscrit…

En résumé :

  • Fin 2011 : première idée, premiers mots
  • Automne 2015 à été 2016 : « jet 0 »
  • Été 2016 à février 2018 : réécriture (principalement narrative)
  • Février 2018 à mai 2018 : corrections stylistiques, incohérences, etc
  • Mai 2018 à septembre 2018 : bêta lecture 1
  • Début 2019 à aout 2019 : corrections suite aux retours
  • Aout – septembre 2019 : bêta lecture 2
  • Septembre – octobre : dernières corrections et préparation à l’envoi

Conclusion : je suis lente, et je devrais garder une trace plus précise de mes progrès pour avoir une meilleure idée de combien de temps me prend chaque étape…^^

Le doute du premier roman

Au printemps 2018, j’ai eu une grosse hésitation. J’avais un vrai roman complet pour la première fois, et je ne savais pas trop quoi faire. D’après la sagesse populaire, un premier roman c’est forcément mauvais, donc autant passer à la suite, non ? En écrivant ce roman, je m’étais concentrée très fort sur « apprendre à écrire », en m’interdisant de penser à la publication. Mais la bêta-lecture faisait partie de l’apprentissage, j’ai donc continué le processus pour continuer à apprendre. Et j’ai fini par considérer que, vu ce que j’avais appris, et vu l’étendue de ma réécriture sur ce roman, ce n’était presque plus un « premier roman ». La bêta-lecture m’a aidée aussi : un pourcentage très élevé de mes beta-lecteurices ont fini mon roman, et certain.e.s se sont plaint.e.s d’avoir à s’arrêter pour remplir le questionnaire : en soi, c’est le meilleur retour que j’aurai pu espérer. C’est comme ça que je suis passée de « c’est un premier roman, autant le jeter » à « envoyons-le à des maisons d’édition ! ». Ce qui ne veut pas dire que les maisons en question seront du même avis que moi… Mais j’ai estimé avoir passé suffisamment de temps à corriger et améliorer ce roman, et je pense de toute manière avoir atteint un pallier pour le moment. Même s’il n’est pas suffisamment bon pour une maison d’édition, je n’arriverai pas à faire mieux dans l’état actuel de mes capacités. Il faut que je passe au projet suivant.

Mon objectif

Quelque part j’y crois un peu. Je crois que c’est en partie parce que Léa du Bazar de l’Imaginaire (dont j’adore le blog) vient de décrocher un contrat, avec une maison prestigieuse. Alors évidemment, ce n’est pas parce que, elle, elle a du talent que moi j’en ai… Mais, en plus d’être super contente pour elle, ça m’a donné de l’espoir. Quelque part c’est une preuve que oui, si tu es sérieuse et que tu bosses, tu peux envoyer ton manuscrit et trouver une maison. Ce n’est pas juste une légende lointaine, ça arrive à des vrais gens^^ !

Donc oui, j’y crois un peu. J’y crois d’autant plus quand je lis les conseils sur « comment se faire éditer », des conseils du style « ne pas envoyer un manuscrit écrit à la main » ou « ne menacez pas l’éditeur dans votre lettre d’accompagnement » ou « relisez-vous ».. Là, je me dis qu’avec deux phases de bêta-lecture, j’ai peut-être une sacrée longueur d’avance… D’un autre côté, je suis terrifiée d’avoir mis une espace insécable de travers (on en reparlera ensuite)…

Mais je suis réaliste, je sais bien que les contrats ne tombent pas du ciel. Donc, mon objectif, c’est de recevoir au moins une réponse qui ne soit pas un rejet « automatique ». Au moins une réponse personnalisée, qui montrerait que mon roman a réussi à retenir un minimum l’attention, même s’il n’est pas encore tout à fait « là », ce serait un bon début. Non seulement ce serait un signe que je vais dans la bonne direction, mais si en plus ça pouvait être une critique constructive d’un.e professionnel.le de l’édition, ce serait une vraie opportunité d’apprendre.

Bien sûr, si je pouvais trouver une maison, ce serait magique… Maintenant que j’ai vraiment « fait le boulot », je peux m’autoriser à rêver un peu^^ : la seule chance d’être publié (traditionnellement), c’est quand même de mettre son manuscrit devant des éditeurices !

Préparer mon manuscrit : orthographe, typographie et formatage

Après ma deuxième phase de bêta-lecture, j’étais à peu près sûre que mon roman tenait la route, au moins au niveau de l’histoire. Après quelques dernières corrections légères d’après les retours que j’avais reçus, je suis passé par les étapes suivantes :

Peaufinage du premier chapitre :

Mon compagnon a relu mon premier chapitre (mes 10k premiers mots à peu près) à voix haute, ce qui m’a permis de refaire quelques corrections stylistiques. J’avais déjà fait cet exercice au moins deux fois sur le roman entier mais j’avais encore des doutes sur le premier chapitre pour deux raisons :

  • C’est le seul chapitre qui contient encore quelques passages « anciens » (notamment des extraits du monologue qui a donné naissance à ce roman), quand je voulais à tout prix faire de « belles » phrases.
  • Le premier chapitre, c’est celui pendant lequel on a le plus de chances de se faire « rejeter ». D’après ce que j’ai lu, les maisons d’éditions françaises n’ont pas tendance à s’arrêter aux quelques premières pages comme le font les agents américains (aux USA, on n’envoie un manuscrit complet à un agent que s’il ou elle le demande expressément…), mais autant assurer… En dehors des maisons d’édition, certains lecteurices vont aussi juger sur les quelques premières pages, autant qu’elles soient les meilleures possibles.

J’ai ensuite retravaillé spécifiquement la première scène, pour les mêmes raisons.

Corrections orthographiques

J’ai fait un passage complet avec Antidote avant ma deuxième phase de bêta-lecture.

J’ai dit qu’il ne s’agissait pas d’un article de conseil, mais je recommanderai quand même l’utilisation d’un logiciel de correction comme Antidote (je sais qu’Antidote est un peu cher, moi je l’avais demandé au Père Noël l’année dernière^^). Il y a une très bonne raison pour ça : vous pourrez relire jusqu’à vous arrachez les yeux, vous ne trouverez jamais les fautes que vous n’avez pas conscience de faire. Par exemple, personnellement, je me suis aperçue que j’utilisais les tirets n’importe comment, me relire n’aurait servi à rien puisque je ne connaissais pas les règles…

Ensuite j’ai corrigé les fautes remontées par mes derniers bêta-lecteurs, et je me suis arrêtée là, à part une dernière passe Antidote sur mon premier chapitre.

J’aurais peut-être pu faire une dernière relecture complète spécialement pour corriger la grammaire et l’orthographe, mais ça ne m’a pas paru rentable. Il doit bien sûr rester des fautes, mais entre mes différentes relectures et avec l’aide d’Antidote, je pense que mon manuscrit est suffisamment clean pour ne pas déranger un.e lecteurice.

Typographie et formatage

  • Typographie

J’ai passé pas mal de temps sur la partie typographie pour une raison principale : j’écris sur Scrivener et les paramétrages par défaut sont ceux pour la langue anglaise. Je n’ai pas du tout l’œil pour ce genre de « détail » et je ne m’en suis pas préoccupée avant, mais Antidote et Internet m’ont rappelée à l’ordre.

Je suis ensuite tombée sur l’article de Lionel Davoust (un grand merci à lui !) qui contient un fichier tout prêt de préférences pour gérer la typographie française sur Scrivener. Le seul souci c’est que modifier les préférences, ça ne marche pas après coup. Par exemple, tous mes guillemets étaient des guillemets anglais, donc j’ai dû revenir à la main sur CHAQUE occurrence de guillemet dans mon manuscrit et retaper le caractère pour qu’il s’affiche selon mes nouvelles préférences (le « rechercher/remplacer n’aurait pas fonctionné puisqu’il y a deux sens de guillemets). J’ai aussi galéré sur les espaces insécables (dont je connaissais à peine l’existence avant…), je ne les voyais pas correctement sur OpenOffice, j’en ai remplacé une partie à la main dans Scrivener, mais je me suis rendu compte qu’il y avait un souci dans OpenOffice et j’ai fini par faire du Rechercher/Remplacer directement dans OpenOffice. Le problème c’est que si je dois faire des corrections avant une deuxième vague d’envoi, je serai obligée de refaire la même chose, en espérant ne rien oublier. J’ai aussi rajouté des espaces insécables entre chiffres et noms quand j’ai retrouvé des cas qui posaient problème principalement.

J’ai pas mal stressé là-dessus, et je ne sais pas si ça a la moindre importance pour les maisons d’édition… Je n’espère pas, parce que mon manuscrit n’est pas très au point là-dessus, même si j’ai fait de mon mieux (encore une fois, la question est : est-ce que ça vaut le coup de passer 5h supplémentaire pour traquer la moindre espace insécable ou non…)

  • Formatage

J’ai essayé de suivre les conseils trouvés sur Internet : Times New Roman, police 13 (je voulais mettre 12 mais Scrivener m’a sorti 13 et c’était trop compliqué de changer ensuite), justifié, marges de 2.5, pages numérotées, alinéa en début de paragraphe.

Ma seule crainte à ce niveau, c’est que je ne sais pas si j’ai le bon retrait pour les dialogues. Je n’ai pas spécialement cherché, parce que je ne voyais pas de moyen simple de corriger ça.

Résumé et lettre d’accompagnement

En parallèle du travail sur mon manuscrit, j’ai rédigé deux items supplémentaires :

  • Le résumé :

Dans la liste de maisons que j’avais repérées, un certain nombre gère les manuscrits via un formulaire sur Lisez.com. Le formulaire est à peu près identique pour toutes les maisons qui l’utilise, ce qui est assez pratique (même s’il y a un peu de customisation). Via ce formulaire, il faut donc fournir un résumé de moins de 5000 caractères de son roman. 5000 caractères, c’est assez long, le mien fait 4600 caractères et environ 780 mots.

Mon résumé inclue la fin de mon roman.

  • La lettre d’accompagnement :

La lettre d’accompagnement, comme son nom l’indique, a pour but d’accompagner votre manuscrit… Et c’est un des exercices les plus frustrants qui soient. C’est comme écrire une lettre de motivation, mais en plus il faut que votre maniement de la langue française soit parfait, un vrai bonheur^^.

Ce que j’ai trouvé frustrant aussi, c’est que même si on trouve des conseils sur Internet, on trouve assez peu de modèles et le contenu reste assez vague (contrairement à la query américaine dont j’ai parlé dans cet article et qui est ultra-codifiée). Finalement j’ai choisi la structure suivante :

  • Une phrase qui donne le nom et le genre de mon roman, avec nombre de mots et et de caractères
  • Une phrase customisable permettant de placer le nom de la maison d’édition et/ou le nom de la collection précise
  • Deux phrases pour parler de l’histoire et du héros
  • Un paragraphe pour parler des deux thèmes de mon roman ( c’est la partie « intentions de l’auteurice »)
  • Une toute petite phrase pour parler de moi, que je n’ai d’ailleurs pas gardé dans tous les envois
  • Une phrase de politesse pour dire que je serai contente d’avoir des retours

J’ai passé cette lettre sous Antidote, et je l’ai retravaillée avec mon compagnon, et je me suis empressée d’oublier son existence…

Ma partie « customisation » est assez légère. J’ai trouvé difficile d’identifier vraiment la ligne éditoriale de chaque maison (en tout cas sur une collection donnée), et je n’avais pas le temps de lire l’intégralité des livres de chaque collection pour vérifier… J’espère ne pas avoir fait de faux-pas, le genre « policier » étant assez large. Je n’ai pas non plus cherché de nom spécifique de destinataire, ça m’a paru être une perte de temps en plus d’une source d’erreur (je préfère ne pas mettre de nom que de mettre un nom incorrect).

  • Autres

Le site Lisez.com offre également un champ Bibliographie et Biographie. J’ai préféré laisser à vide ces champs, vu que je n’avais rien d’intéressant à dire.

J’ai hésité à mentionner mon blog dans mes points de contact par exemple, mais je ne l’ai finalement pas fait. Celles et ceux qui ont des blogs, est-ce que vous l’avez noté dans vos envois ?

Le choix des maisons d’édition

Ma première sélection a eu lieu pendant ma phase 2 de bêta-lecture (d’ailleurs comme la rédaction de ma lettre et de mon résumé, cet article n’est pas vraiment chronologique).

Un tour dans les librairies

J’ai commencé par me balader dans les rayons « policier » de plusieurs librairies, et par noter tous les noms de maisons que je pouvais voir.

Double avantage : repérer les maisons qui éditent effectivement des romans policier, et repérer des maisons qui sont effectivement distribuées dans les librairies, ce qui n’est pas forcément le cas des plus petites.

Ce n’est pas une obligation, mais effectivement j’aimerais bien voir mon roman en librairie, et sélectionner les maisons de cette manière me le garantit (cela veut aussi dire que pour l’instant je vise des maisons plus « grosses » et que j’ai donc un peu moins de chances d’être sélectionnée).

Idéalement je préférerais une maison d’édition moyenne : une qui ait effectivement un réseau de distribution solide et la réputation qui va avec, mais pas forcément un géant pour qui je serai en bas de la liste des priorités… (ça c’est la théorie^^)

Un petit fichier Excel

A partir de cette liste je me suis créé un tableur, que j’ai rempli avec les informations suivantes :

  • Nom de la maison
  • Collection spécifique
  • Possibilité de soumettre (certaines n’autorisent pas les soumissions en ce moment, d’autres sont réservées aux livres de poche, etc)
  • Lien de la page donnant les infos sur la soumission de manuscrit
  • Taille
  • Infos que j’ai pu trouver sur la ligne éditoriale
  • Mode de soumission (papier/mail/formulaire)
  • Pièces à joindre
  • Demandes sur le formatage
  • Adresse de soumission
  • Délai de réponse
  • Commentaires
  • Date de soumission (pour garder une trace de à qui j’envoie et quand…)

J’ai rempli ce tableau assez tôt, ça m’a permis d’avoir une idée de ce que j’avais besoin de préparer avant d’envoyer vraiment mon manuscrit : principalement ça m’a permis de voir que j’avais besoin d’un résumé de moins de 5000 caractères pour les soumissions par formulaire.

La plupart de ces colonnes sont restées assez vides : les consignes des maisons dépassent rarement « s’il vous plait ne nous envoyez pas de manuscrit écrit à la main » et « envoyez-nous uniquement par mail/courrier » selon le cas.

Une première vague

En tout mon fichier contenait 34 maisons d’édition (il n’est pas du tout exhaustif, ce sont simplement celles que j’ai relevées pour le moment).

Sur les 34, entre les fermées, les doublons, les poches, etc, 25 seulement acceptent les manuscrits.

J’ai donc choisi de faire une première vague avec 8 maisons d’édition :

  • 3 soumissions papier
  • 2 via formulaire
  • 3 par mail

J’hésite à ajouter deux maisons de plus à cette première vague.

Mon raisonnement : si je reçois des commentaires constructifs, je pourrais toujours faire des corrections avant la vague suivante. Mais encore faut-il que je reçoive autre chose qu’un formulaire type sur ces 8-là… (Autre problème, si je fais des corrections, je ne pourrais pas réutiliser mes 3 exemplaires papier…)

Envoyer son manuscrit à une maison d’édition : par formulaire et mail

Je n’ai pas grand chose de plus à dire sur la partie numérique du processus. Ma plus grosse hésitation a été de savoir, dans le cas d’une maison qui ne demandait pas expressément de lettre d’accompagnement, si je mettais la lettre en pièce jointe ou dans le corps de l’e-mail (lorsque la lettre était demandée, je l’ai mise en pièce jointe). J’ai choisi de mettre une version un peu raccourci en tant que corps du mail.

En dehors de ça, il suffit de remplir les champs pour les formulaires, et de mettre des pièces jointes dans un mail. Easy^^.

Envoyer son manuscrit à une maison d’édition : version papier

Alors, le papier, comment dire…. C’est chiant^^

Je pense d’ailleurs que c’est un choix conscient des plus grosses maisons d’édition : envoyer un doc word, c’est facile, envoyer un manuscrit papier, ça demande un investissement temporel et monétaire qui réduit peut-être un peu la quantité de manuscrits que ces maisons reçoivent.

Mais franchement, j’ai été très tentée de faire l’impasse, ne serait-ce que parce que j’ai eu l’impression de déforester l’Amazonie à moi toute seule^^.

L’impression

La première étape a été de faire imprimer mon manuscrit, en trois exemplaire donc.

J’ai choisi de le faire imprimer en recto seulement (c’est fortement recommandé), papier 80g, reliure plastique, couverture plastifiée. L’imprimeur m’a envoyé un mail pour me dire qu’il y avait trop de pages pour une seule reliure, mais finalement c’est passé, ouf… Par contre attention pour ceux qui écrivent de la fantasy à plus de 120k mots, il doit falloir diviser son manuscrit dans ce cas.

J’ai pu aller le chercher moi-même, donc je n’ai pas eu à payer de frais de livraison, par contre, le retour avec mon PC du boulot, mes 3 manuscrits et le blocage dans la ligne 4 a été assez pénible…

Et j’ai eu un choc en récupérant les manuscrits. Je ne m’attendait pas à ce que ce soit aussi épais !

Épaisseur du manuscrit
Sacrés pavés…

En imprimant en recto seulement, mon texte de 107k mots (ce qui est un poil long, mais loin d’être énorme : c’est la longueur d’Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, pour comparaison) devient un manuscrit assez mastoc…

Dimensions de mon manuscrit :

  • Poids : 1.6 kg
  • Format : A4 (21*29.7)
  • Épaisseur : 3.5 cm environ (au niveau des pages, presque 5 au niveau de la reliure)
  • Nombre de pages : 326

Ça peut faire un peu peur…

En le récupérant j’ai eu peur de mettre trompée sur les paramètres, mais je pense que c’est simplement l’impression recto uniquement qui fausse les perspectives.

L’expédition

C’est là que ça s’est compliqué. Comme je ne pensais pas que le manuscrit serait aussi gros, je n’avais pas vraiment pensé à la façon dont j’allais l’expédier. Peut-être que tout ce que je vais raconter est évident pour la plupart des gens, mais j’expédie très rarement plus que des lettres par la Poste, donc j’ai eu quelques surprises.

Remarque : a priori il est possible de déposer directement les manuscrits dans certains cas, mais j’ai l’impression que ce n’est pas possible partout et euh, je n’aime pas déranger les gens…

Donc j’ai choisi de passer par la Poste, et j’ai aussi choisi de joindre une « enveloppe » retour affranchie, comme le conseille la plupart des maisons : ça permet de récupérer son manuscrit et de pouvoir le renvoyer à une autre maison.

Sauf que bon, avec un manuscrit qui fait presque 5 cm d’épaisseur, il faut trouver la bonne enveloppe.

  • Choix du conteneur :

Ce n’est pas la peine d’aller à la Poste dans l’espoir de trouver un conteneur adapté. Ils n’ont que des enveloppes et colis prépayés, avec des dimensions très spécifiques. A part si votre manuscrit est beaucoup plus fin et fait moins d’1 kg, vous ne trouverez rien.

Finalement, après un peu de stress et de recherches, j’ai trouvé des enveloppes cartonnées chez Office Dépôt, avec un soufflet assez épais (je conseille d’y aller avec un exemplaire de votre manuscrit pour vérifier que ça passe). Office Dépôt les vendait à l’unité, donc j’ai pu n’en prendre que 6 (j’ai vu des packs de 20 sur Internet, mais ça peut être utile si vous faites plus d’envois ou plus de vagues).

Le souci de l’enveloppe cartonnée : il faut réussir à plier l’enveloppe de retour pour qu’elle entre aussi…

Peut-être qu’il existe des enveloppes souples de la bonne taille, qui seraient plus pratiques, mais protégerait moins le manuscrit (si vous avez fait des envois papier, dites-nous ce que vous avez utilisé, ça m’intéresse !)

Enveloppes cartonnées pour l'expédition d'un manuscrit papier
Les fameuses « enveloppes »
  • L’affranchissement

Naïvement, je suis allée à la Poste (au moins 4 fois dans toute cette histoire, heureusement que j’habite pas très loin…), avec un exemplaire de mon manuscrit et ses deux enveloppes, et je suis allée à la machine en me disant que j’allais pouvoir peser et imprimer un timbre pour le bon poids, en 6 exemplaires… Nope. A la machine, il faut rentrer à chaque fois l’adresse de l’expéditeur et du destinataire, ce qui, pour 6 envois, prendrait environ 2 siècles et demi.

Donc je suis allée au guichet, et on m’a donné des bordereaux. Sauf que tu ne peux pas non plus juste payer tes 6 bordereaux et aller tout préparer tranquillement chez toi, non non (ou alors il faut peut-être un postier plus compréhensif^^). Donc je suis rentrée, j’ai rempli mes bordereaux avec les bonnes adresses, et j’y suis retournée avec mes 3 manuscrits dans leurs enveloppes. Et le postier les a pesé un par un, puis sorti le contenu, pour repeser uniquement l’enveloppe retour avec le manuscrit et coller le bordereau dessus. Et j’ai dû tout remettre dans les enveloppes au fur et à mesure (après l’avoir vu essayer de remettre mon manuscrit n’importe comment dans le premier colis, je lui ai dit que j’allais le faire moi-même^^). Le tout 3 fois. Après quoi, il y avait une file d’environ 15 personnes derrière moi, qui devaient me détester intensément…

Moralité :

J’ai demandé au postier, j’aurais juste pu acheter plein de timbres et en coller assez sur les colis… C’est définitivement ce que je ferais la prochaine fois !

Surtout que j’ai mis des lettres d’accompagnement avec mes manuscrits, et dans le bazar absolu des 6 bordereaux, 6 enveloppes et trois manuscrits, j’espère que les bons bordereaux sont bien partis sur les bonnes enveloppes !

Bilan de mon premier envoi aux maisons d’éditions

Bilan financier

La première constatation (à laquelle j’étais préparée), c’est que la recherche d’une maison d’édition n’est pas vraiment gratuite. Il y a quand même un certain investissement monétaire qui peut être nécessaire, raison de plus pour ne pas essayer d’envoyer un manuscrit sur lequel on n’a pas assez travaillé…

Encore une fois, ce que je vais noter ci-dessous correspond à ce que j’ai dépensé moi-même, en fonction de mes propres choix. C’est pour donner une idée, pas du tout ce que vous devez ou allez dépenser.

Correction/préparation du manuscrit :

  • Antidote : 119 euros
  • Scrivener : 24 euros (avec la réduction pour avoir gagné NaNoWriMo)

Je compte Scrivener puisque la fonctionnalité d’export prend en compte une partie du formatage (par exemple formatage des titres de chapitres et scènes, etc), mais il s’agit plus d’un choix que j’ai fait pour l’écriture de mon roman que pour son formatage ou sa correction.

Manuscrit papier :

  • Impression de 3 manuscrits de 326 pages recto avec reliure plastique chez Script Laser, sans frais d’expédition : 55 euros (18.33 par manuscrit)
  • 6 enveloppes cartonnées chez Office Depot : 9.30 euros (3.10 pour deux enveloppes par manuscrit)
  • Affranchissement aller + retour : 52.80 euros (17.60 pour l’expédition d’un manuscrit avec affranchissement pour le retour)

Conclusion : combien coûte l’envoi d’un manuscrit à une maison d’édition ?

Je ne vais pas compter Antidote et Scrivener, que j’aurais acheté même sans chercher une maison d’édition.

En tout pour cette première vague, j’ai tout de même dépensé 117 euros.

Heureusement, je peux me permettre cette dépense, mais ce n’est tout de même pas une somme anodine, considérant le peu de maisons contactées. Si vous faites une vague de 10 maisons qui ne prennent que les manuscrits papier, vous pouvez vous retrouver avec une facture de 400 euros voir plus, selon l’imprimeur, les frais d’expédition si vous ne pouvez pas aller les chercher vous même, etc.

Le bilan est donc :

  • pour les maisons qui prennent les soumissions par mail : 0 euros
  • pour les maisons qui ne prennent que le papier : 39 euros par manuscrit.

J’aurais pu économiser de l’argent en déposant directement les manuscrits sur place (ce qui n’est globalement possible que si on habite en région parisienne…), mais toutes ne l’acceptent pas. Le prix de l’impression ne sera pas forcément à repayer si je fais d’autres vagues, mais encore faut-il que les maisons me renvoient mes manuscrits, et qu’ils arrivent en bon état (c’est là que l’enveloppe cartonnée peut être avantageuse^^).

Bilan du processus

On ne va pas se mentir, c’est un processus assez stressant (et stresser, c’est une activité pour laquelle je suis particulièrement douée^^).

La grosse difficulté pour moi a été de faire le tri entre les choses essentielles ou non (et je ne suis pas du tout sûre d’avoir fait les bons choix).

Il y a beaucoup de choses que j’aurais pu faire et que je n’ai pas faites : refaire une ou plusieurs relectures supplémentaires pour l’orthographe, revérifier tous ces satanés espaces insécables, m’assurer que mes alinéas étaient corrects, lire un panel de livres de chaque maison d’édition pour m’assurer que je rentre bien dans la ligne éditoriale, rechercher des noms précis de contact (quelqu’un quelque-part conseillait d’appeler les maisons pour obtenir les noms, brrrr quelle horreur).

On peut se dire « si tu es vraiment motivée, tu aurais dû faire tout ça ». Peut-être. D’un autre côté, j’espère que mon roman sera publié pour son histoire et son écriture, pas parce que je sais harceler la personne à l’accueil suffisamment pour qu’elle me donne un nom…

J’ai choisi de ne pas le faire parce que ça ne me paraissait pas « rentable » en terme de temps passé. C’est peut-être une erreur, peut-être que mon roman sera rejeté uniquement parce que ma typo n’est pas parfaite, mais je ne pense pas. D’après moi (en tout cas c’est ce que je me dis pour me rassurer et ne pas culpabiliser^^), le but de ces conseils, c’est de faire passer la présentation du manuscrit au second plan : il faut que la personne qui va faire la sélection voit le texte, sans être gêné.e par une tétra-tonne de fautes d’orthographes. Mais on ne sait jamais quel peut être la bête noire de son interlocuteur/trice…

L’autre raison pour laquelle je me suis épargné 42h de relecture, c’est que d’après ce que j’ai lu, les meilleurs mois pour soumettre des manuscrits sont : mars, avril, mai et octobre (et peut-être novembre). Je voulais viser octobre et je n’étais déjà pas tellement en avance…

Que dire d’autre ?

J’ai été déstabilisé par la taille du manuscrit, et c’est en partie pour ça que j’écris cet article, ça m’a rassurée en faisant quelque recherches de voir que d’autres personnes galéraient comme moi pour trouver le bon moyen d’envoyer un pavé, et j’ai envie de partager…

En dehors de ça, la prochaine fois, je mettrai des timbres^^.

Et vous, vous avez déjà contacté des maisons d’édition ? Combien à la fois ? Par mail ou par papier ? Comment ça s’est passé pour vous ? Si vous avez des moyens moins cher et plus efficaces d’expédier des manuscrits, partagez-les nous !!!

A vrai dire, je suis très curieuse, je trouve que c’est un sujet dont on ne parle pas beaucoup (peut-être parce que la plupart de mes camarades blogueur/euses sont déjà publié.e.s^^), alors allez-y racontez-nous !

18 réflexions au sujet de “A la recherche d’une maison d’édition”

  1. Je suis absolument sans voix devant le travail herculéen que cela t’a pris. De mon côté, c’était tout l’inverse : j’étais tellement stressée que je ne voulais pas y penser. Je voulais que ça soit fait et qu’on n’en parle plus. J’ai pas envie de dire que j’ai fait mes envois à l’arrache, mais presque. Déjà, j’ai refusé d’avance tout envoi par la poste (faut savoir vivre avec son temps, les maisons d’édition!) et j’ai aussi et surtout énormément galéré à trouver à quelles maisons envoyer.
    Je pense que tu as fait un travail vraiment très sérieux, j’espère franchement que ça va porter ses fruits. Et je suis pas certaine d’avoir du talent, j’ai surtout l’impression d’avoir eu beaucoup de chance. Et le talent, c’est pas un quota ^^ si j’en ai, ça ne veut pas dire que tu en as pas !
    Tiens nous au courant, en tout cas!!! <3

    1. Merci ! Ah, ça me rassure de pas être la seule à trouver les envois papier trop chiants^^. J’avoue que j’ai vraiment failli pas le faire, mais mon compagnon m’a un peu poussée^^. Et il y a quand même des maisons sympas qui n’acceptent que le papier, j’ai pas voulu me fermer trop de portes. On verra ce que ça donne^^.
      En attendant, c’était super stressant, mais là je me sens plutôt libérée^^. Comme je ne m’attend pas à recevoir de réponses avant un certain temps, j’ai un peu l’impression d’être débarrassée du sujet pour le moment^^.
      J’ai hâte de lire ton roman (et de le ranger à côté de celui d’Astrid dans ma bibliothèque, je vais pouvoir me faire un rayon « romans de mes copines blogueuses » !^^)

  2. Merci beaucoup pour cet article ! Je découvre le site via la newsletter et c’est justement avec le blog de Léa que je suis arrivée ici.
    C’est un témoignage super complet. Au-delà du côté « rêve par procuration », on peut voir concrètement toutes les difficultés et le prix que ça coûte de faire un envoi en maison d’édition. Croisons les doigts pour que ça aboutisse à quelque chose de positif (une publication, ou dans le pire des cas, des retours argumentés !).
    J’espère moi-même tenter l’aventure au printemps prochain, mais j’hésite entre l’envoi directement en ME et l’envoi à des agences littéraires en tant que grosse-débutante-qui-n’a-jamais-rien-publié-de-sa-vie (le dossier de David Pathé-Camus sur Actualitté fait se poser des questions https://www.actualitte.com/dossiers/profession-agent-litteraire-un-metier-mal-connu/127).
    Hâte de lire la suite de ton aventure !

    1. Merci pour ton commentaire ! Le dossier sur les agents a l’air super intéressant, je vais m’empresser de le lire ! Je me suis posé la question aussi, pas tant pour l’aide à trouver une maison d’édition que pour la partie « négociation de contrat ». Je ne suis pas une grande négociatrice, et il faut encore savoir sur quoi négocier exactement… Mais j’ai quelques mois pour lire des articles sur les contrats ^^

  3. Je suis impressionnée aussi par tout ton travail !
    Concernant le formatage, de mon côté c’est Antidote qui a fait le boulot pour corriger les espaces insécables (j’avais écrit une partie du texte avec Scribbook qui ne les prenait pas en charge).

    Je suis très fan de ton tableur de suivi des maisons d’édition 😉 C’est effectivement une bonne idée de repérer celles qui sont distribuées en librairie ! Et ton modèle de lettre d’accompagnement me paraît très bien fichu aussi.

    Quant aux frais d’impression et d’envoi, je compatis, j’ai le souvenir que ça avait été monstrueux dans mon cas aussi. Je crois que j’avais imprimé 5 manuscrits, que j’avais acheté des enveloppes souples mais renforcées (les manuscrits me sont revenus en bon état dans l’ensemble) et surtout que j’en avais déposé quelques uns directement chez les maisons d’édition. C’était un week-end et je me souviendrai toujours de mon moment de solitude devant la porte de Flammarion, dont la boîte aux lettres est à 20cm du sol et où il y avait déjà tellement de manuscrits déposés que je n’arrivais pas à faire rentrer le mien…

    Bref, les soumissions par email c’est quand même la vie.

    Bon courage pour les mois d’attente qui viennent ! Je pense qu’en effet avec tout ton travail de bêta-lecture et de ciblage des maisons, ton manuscrit a de bonnes chances d’arriver dans les 10% qui vont retenir l’attention des éditeurs. On croise les doigts !!

    1. Merci ! Je crois que ça va aller pour l’attente, pour l’instant j’ai un peu l’impression d’être débarrassée d’un poids et que je peux juste ne plus y penser… Surtout que NaNoWriMo va bientôt commencer, du coup je vais pouvoir me concentrer sur le roman suivant. Je voulais parler de mes projets pour novembre dans cet article, et comme d’hab, je pensais écrire un article court et il s’est transformé… en roman^^

  4. Je crois que tu ne te rends pas bien compte de ton degré de courage et de volonté! Juste un grand, un immense respect!
    C’est vrai que la taille du pavé fait peur…J’oses même pas imaginer ce que ça donnera avec le mien… De la fantasy, une trentaine de chapitre de 28000 caractères… J’ai peur….

    Mine de rien les frais d’envois grimpent super vite, c’est assez affolant. Il faut vraiment prévoir le budget à l’avance pour le coup

    En tout cas j’espère que tu auras des réponses positives pour qu’on puisse te lire, je suis curieux de voir ta plume !

    En un mot commençant, continue parce que tu es une source d’inspiration pour beaucoup d’écrivains de l’ombre comme moi !

    Au plaisir de continuer de te lire!

    Ps: J’ai pris ton lien de Scrivener, je vais me pencher dessus parce que ca à l’air top!

    1. Merci pour tes encouragements ! S’entendre dire qu’on est une source d’inspiration, c’est… assez fou en fait^^. Et ça fait vraiment chaud au cœur. Merci!

  5. Merci pour ce témoignage très utile !
    J’espère que tu auras des réponses 🙂
    PS : jolie collection de One Piece ^^

    1. Merci ! C’est cool One Piece, mais qu’est-ce que ça prend comme place… Normalement je vais bientôt déménager et je vais essayer d’augmenter mon nombre de bibliothèques^^

  6. Bonjour !

    Je viens de lire la newsletter d’hier – au passage, abonnez-vous les gens ! – et je ne savais pas où y répondre.

    1) Courage pour ce passage à réponses négatives génériques. Surtout qu’en ce moment, difficile de faire de nouveaux envois aux ME.
    2) Personnellement, pour apprendre à connaitre mes personnages, j’écris des textes qui ne seront pas dans le roman. Des « hors sujet », de type : quand machin a mangé son premier gâteau au chocolat, ou le jour où untel s’est piqué bêtement le pied avec la pointe de sa propre épée… Et il y est tout à fait possible de tester les différents points de vue, la 1ère, 2e ou 3e personne, le sarcasme ou un ton plus générique, etc. Un autre délire – attention ça reste un délire, hein – c’est décrire une sorte de pièce de théâtre avec mes personnages et une caricature de moi-même (pitié, j’espère que je ne suis pas toute seule à faire ça…). Ça me permet de mettre des mots sur leurs différents styles, d’apprendre à les connaitre, et de me taper une bonne barre – le but d’un délire. Après, j’aime les retrouver, comme des vieux amis, dans la narration de leur « vrai » roman. Alors, c’est une méthode qui fait « perdre » du temps au roman en question et si tu es pressée, c’est vite frustrant. Cependant, pour décompresser, c’est sympa, et j’aime y revenir de temps en temps.

    Dans tous les cas, force à toi et merci pour ce blog !

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire ! Je comprends tout à fait le concept du « hors-sujet », en fait c’est comme ça que j’avais commencé mon premier roman, deux monologues qui m’ont donné mes deux personnages centraux. Je ne l’ai pas du tout fait cette fois, et ça me manque peut-être… Il faut que je tente ça ce weekend.
      Pour la pièce de théâtre, wow c’est une idée intéressante, je serai super curieuse de voir à quoi ça ressemble ! Je ne pense pas qu’il y ait de « perte de temps » en écriture. Du moment que ça t’aide à écrire, ce n’est clairement pas une perte de temps… Et vu que ce soir, j’ai dû mettre une heure pour sortir à peine 400 mots, je pense que prendre une après-midi pour écrire un peu en free-style, si ça me débloque, ce sera une énorme réussite^^.

      1. Si la curiosité est toujours là, j’ai un texte sur Scribay dans ce genre (je ne sais pas si je peux poster un lien ici, c’est pas mon blog XD) ou au mieux/pire, j’envoie le texte en pdf par mail… mais je n’ai pas ton mail ^^’ (par contre le mien doit être visible pour toi vu qu’il faut le rentrer pour commenter).
        Pour moi ce n’est pas une perte de temps car je n’ai pas d’échéance et je ne vis pas de l’écriture. Pour quelqu’un avec des impératifs ça peut ressembler à une grosse perte de temps.
        Bon courage pour ce futur weekend d’écriture !

  7. Bonjour Hiera, je découvre ton blog que j’ai dévoré ! et ne peux que te dire combien c’est intéressant et instructif de voir ton cheminement, vraiment inspirant pour de jeunes auteurs

    Que s’est -il donc passé depuis ton envoi aux maisons d’édition ?
    je n’ai pas vu que e tu aies fait un article là-dessus ??
    A te lire avec grand plaisir

    1. Merci pour ton commentaire ! C’est beaucoup trop gentil^^
      J’ai eu quelques retours négatifs fin 2019/début 2020, d’ailleurs je n’ai pas fait le compte exact… Je prévoyais de faire une deuxième vague d’envoi après 3 ou 4 mois, mais j’ai déménagé en février donc j’étais bien occupée… Et ensuite on a été confiné et je me suis dit que les maisons d’édition n’allaient pas être super actives.
      A part une seule réponse qui pourrait avoir été un peu personnalisée (mais même pas assez pour que j’en sois sûre), j’ai reçu soit des lettres-types, soit aucune réponse, et j’avoue que ça m’a un peu démoralisée, et ça a joué sur ma motivation pour faire de nouveaux envois, continuer mon 2éme roman, etc.
      Intellectuellement j’y étais préparée, et je sais que peu d’auteurices trouvent une maison du premier coup, mais il me fallait un peu de temps pour digérer, je pense. Je commence à réfléchir un peu plus sérieusement à ma 2éme vague en ce moment…

      1. Merci pour ta réponse ! oui, je n’exagère pas du tout en disant que j’aime bcp ton blog, je lis aussi celui de Julien Hirt et Stéphane Arnier très riches en ressources. Pour ton roman, ne te décourage pas et tiens nous au courant ! l’as tu mis e auto édition quelque part ?

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