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NaNoWriMo 2020 : bilan de mi-parcours

Nous voilà déjà à la moitié du mois, et il est temps de faire un petit bilan de mon avancée… C’est parti !

Dans les épisodes précédents…

Mon projet 2020

Mon objectif général pour l’année 2020 était de terminer le premier jet de mon second roman, Rêveuse, dont j’avais repris l’écriture en novembre l’année dernière. Malheureusement, pour différentes raisons, ma progression a été quasiment nulle jusqu’à la rentrée. Au début de l’année, j’étais en plein déménagement, au printemps une petite pandémie mondiale est venue nous rendre visite. Et ensuite, au moment où j’aurais dû enfin me remettre à écrire, je me suis rendue compte que malgré tous mes efforts, je n’arrivais pas à avancer sur ce roman. Heureusement, après pas mal de remise en question et surtout de brainstorming au mois d’août, j’ai enfin réussi à me remettre sur les rails et recommencer à écrire un peu plus « normalement » courant septembre.

Mais comme je commençais tout juste à me sortir de ce blocage (j’ai parlé des techniques qui m’ont aidées dans un article précédent), j’ai décidé de me fixer un objectif très raisonnable pour NaNoWriMo cette année : écrire pendant 30 heures au cours du mois.

Un objectif adapté

J’en ai parlé à de multiples reprises, mais pour moi, NaNoWriMo est un outil pour progresser, et pas un objectif en soi. J’ai donc participé tous les ans à NaNoWriMo depuis ma première fois en 2015, mais souvent en adaptant mon objectif à ma situation. Et c’est comme ça que j’ai réussi NaNoWriMo à tous les coups, même si je n’ai techniquement écrit 50 000 mots que deux fois sur mes 5 participations précédentes.

Comme je reprends tout juste pied dans l’écriture après un passage à vide, je voulais prendre mon temps, et plutôt viser à reprendre une routine d’écriture durable, et pas un rythme qui me pousse vers mes limites, au prix d’une nouvelle pause dans les mois prochains.

Mon objectif est donc de 30 heures d’ici la fin du mois. Mais où en suis-je donc aujourd’hui ?

Ma progression à mi-parcours

Des chiffres

Au 15 novembre au soir, je suis officiellement à 24 heures d’écriture, et 20 860 nouveaux mots pour mon roman (plus environ 1800 mots pour cet article).

En moyenne, mon rythme d’écriture a été de l’ordre de 1000 à 1200 mots de l’heure, parfois même un peu plus.

En résumé, j’ai explosé le compteur…

Des heures au contenu varié

Pour clarifier, mes heures d’écriture comprennent bien sûr l’écriture de mon roman, mais aussi les quelques heures passées à écrire cet article, plusieurs heures de brainstorming et de prise de notes sur mon roman, et une session de recherche.

C’est pour cela que j’aime autant compter mon travail en heures plutôt qu’en mots. N’étant pas du genre à planifier un roman à l’avance dans le moindre détail, il m’arrive de temps à autre d’avoir besoin de me poser et refaire le point sur la direction que prend mon roman. Ça a été le cas aux alentours du 10 novembre, puisque j’avais fini un arc narratif important, et j’avais besoin d’éclaircir le contenu du suivant, au moins pour me remettre le pied à l’étrier.

Je pense avoir passé moins de 5 heures en brainstorming et recherches, mais je suis heureuse d’avoir pu prendre ce temps sans culpabiliser et sans avoir à travailler deux fois plus derrière pour rattraper.

L’autre avantage, c’est que dans les jours sans (même si pour l’instant il n’y en a eu qu’un ou deux), ceux où je sais que je n’arriverais pas à aligner les mots, je peux quand même travailler sur mon roman (en faisant des recherches par exemple), donc ne pas perdre le rythme, mais ne pas non plus me forcer à écrire alors que je vois bien que je n’arriverai qu’à écrire une poignée de mots. Au final, c’est une façon de procéder beaucoup plus productive pour moi.

Les leçons à mi-parcours

YESSSSS

La première chose que je retire de ces deux premières semaines, c’est que mon blocage est bel et bien passé. Vraiment vraiment passé. Être capable de sortir 1800 mots en 1h30, sans transpirer et ça presque tous les jours, c’était juste incroyable. Les premiers jours, j’étais vraiment euphorique. Non seulement j’ai réussi à faire sauter ce blocage qui rendait chaque mot difficile, mais j’ai même accéléré mon rythme d’écriture précédent. Pendant les deux NaNoWriMo où je visais vraiment les 50k, j’écrivais plutôt autour de 800 mots de l’heure, et j’étais donc obligée d’écrire plus de deux heures par jour pour atteindre l’objectif et garder une petite avance confortable pour les jours sans. Là, je suis souvent autour des 1200, voir au-dessus.

Cette année, sans le chercher, et simplement en écrivant pendant la durée qui m’est le plus naturel (1h30), j’ai atteint ou dépassé les 1667 mots requis presque à chaque fois. Je ne suis pas quelqu’un qui fonctionne bien avec des sprints de courte durée (c’était un des enseignements que j’ai retiré des deux Nano précédents), mais je peux écrire confortablement pendant 1h30 en restant concentrée et productive. Au-delà, je perds en efficacité. Et donc, avec des sessions « tranquilles » de 1h30, à 1200 mots de l’heure… eh bien je dépasse le quota journalier pour un NaNoWriMo normal. Ce qui est plutôt enthousiasmant^^.

Du coup, ce début de NaNo a été un vrai bonheur. J’ai enfin retrouvé le plaisir de m’assoir devant mon PC, de m’immerger dans l’histoire et de la « laisser s’écrire ». C’est aussi un vrai soulagement, parce que je commençais à me demander si mon goût pour l’écriture n’avait eu à voir qu’avec ma curiosité pour tout ce qui est nouveau et inconnu et si mon premier roman serait donc le seul que j’arriverais à écrire.

Il semblerait que j’avais surtout besoin du déclic, de la pièce de puzzle manquante à mon roman pour être de nouveau enthousiaste envers mon histoire.

La sirène de l’objectif chiffré

Mon objectif est donc de 30 heures, et à ce niveau, sauf gros problème imprévu dans ma vie, il n’y a aucune chance que je ne l’atteigne pas.

Le problème, c’est que quand je me suis rendu compte que j’arrivais à dépasser les 1667 mots de l’objectif journalier « normal » de NaNoWriMo, j’ai commencé à me dire que je pouvais peut-être arriver à faire un « vrai » NaNo.

Sur le site de NaNo, je convertis les heures en nombre de mots, mon compteur n’indique donc pas du tout le nombre de mots que j’ai écrit depuis le début du mois. Mais j’ai commencé cette année une feuille excel pour tracer l’évolution de mon roman, et je me suis donc gardé une colonne pour suivre ce décompte-là. Et j’en suis près, très près. Avant de commencer cet article (le 13/11), j’avais seulement 600 mots de retard sur l’objectif total.

Le problème, c’est que comme je l’ai dit au départ, je n’ai pas envie de me pousser cette fois. J’étais en vacances ces derniers jours, et même si j’ai fait deux sessions d’écriture par jour au lieu d’une, j’ai essayé de me limiter. J’avais besoin de ces vacances, parce que j’étais vraiment fatiguée, et je n’ai pas du tout envie de me rajouter cette pression supplémentaire.

Mais il semblerait que les objectifs chiffrés soient dangereux pour moi. D’un côté c’est une bonne chose, puisque pour le moment je n’ai jamais échoué à atteindre un objectif que je me suis fixé (mes objectifs étant tout de même toujours accessibles, hein^^).

D’un autre côté, je sais que ça ne se fait pas toujours en accord avec ma santé mentale ou physique (et c’est comme ça que j’ai perdu plus de 13 kg pendant et après le confinement, au prix d’une fatigue chronique et autres douleurs thoraciques, parce que je comptais les calories et que je ne pouvais pas m’empêcher de descendre le plus bas possible).

Cette fois, j’en suis consciente, et j’ai presque volontairement choisi de faire du brainstorming pendant deux sessions, pour prendre un peu plus de retard sur l’objectif NaNoWriMo et ne pas me sentir obligée de courir après.

Un objectif secondaire raisonnable

Je vais donc réfléchir à un objectif en nombre de mots, qui ne soit pas ridiculement bas par rapport à ce que je suis capable de faire (j’avais espéré entre 20k et 30k au départ, mais j’ai déjà dépassé les 20k), mais qui ne me « fatigue » pas trop non plus.

J’ai presque l’impression d’être ridicule en parlant de « fatigue », parce que j’agite juste mes doigts sur un clavier, malgré tout, je pense que la plupart des gens qui ont essayé d’écrire beaucoup en une période de temps limitée se sont rendu compte que ce n’était pas tenable à long terme.

Je m’approche de la fin de ce premier jet (et je vous prévois un article complet sur la notion de « jet » et la façon de les compter, ou non), et j’ai envie de pouvoir continuer d’écrire jusqu’à ce point final, sans avoir à perdre 6 mois à ne rien faire au milieu, parce que j’ai trop tiré sur la corde.

Il faut peut-être que je vise 30 ou 35k, et m’interdire de viser au-dessus des 40k.

Conclusion

Je suis très très satisfaite de ce début de NaNoWriMo. J’ai écrit plus de 20 000 mots en deux semaines, et j’ai terminé un arc majeur de mon roman, un arc qui demandera peut-être des ajustements mais qui sera bien présent dans la version finale de mon roman, contrairement à quasiment tout ce que j’avais écrit jusque là…

Mais je vais essayer de ne pas trop m’emballer.

Bien sûr, ce serai magique si j’arrivais à poser le point final de mon premier jet d’ici la fin du mois (mon manuscrit s’approche déjà des 90k mots, et j’ai probablement déjà écrit plus de 120k sur ce projet depuis son commencement en novembre 2018…), mais ce n’est ni une certitude, ni une obligation. NaNoWriMo peut-être comparé à un marathon d’écriture, mais mon objectif c’est d’écrire un roman. Un Ironman quoi^^ (pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c’est un marathon + 3.8km de natation + 180km de vélo). Je veux tenir sur la durée, pas m’écrouler le 1er décembre.

Quoi qu’il arrive, j’ai fait des progrès énormes sur mon roman, et c’est tout ce qui compte !


J’espère que si vous participez, vous tenez bon et gardez l’objectif en vue. Et si vous ne participez pas, j’espère que vos projets progressent tout de même à votre guise !

Et si jamais vous êtes en retard, et que vous avez l’impression que vous n’y arriverez pas… Surtout n’abandonnez pas ! Même si vous n’écrivez que 1000 mots ce mois-ci, vous aurez écrit 1000 mots.

Ne comparez jamais votre nombre de mots à 50 000, comparez-le à 0.

50 000 est un nombre arbitraire, 0 ne l’est pas. N’abandonnez pas, fixez-vous un objectif plus bas si ça vous aide et finissez avec autant de mots que vous pouvez.

Allez, dites-nous dans les commentaires si vous participez et comment ça se passe pour vous !

1 réflexion au sujet de “NaNoWriMo 2020 : bilan de mi-parcours”

  1. Félicitations pour cette première moitié du mois ! C’est cool que le blocage ait sauté !
    J’espère qu’ils remettront les options d’objectifs par page et par heure sur les prochains Camp Nano comme avant.

    Je fais le Nano aussi mais avec un objectif très loin des 50k. Ça se passe très bien, même si le compteur de mots affiche 2k pour l’instant.

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