Je progresse

Comment apprendre à écrire ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui est tellement important qu’il est en fait le thème même de mon blog : comment peut-on apprendre et améliorer son écriture ?

J’ai écrit (et entièrement corrigé, plusieurs fois), un roman et bien commencé un deuxième, mais je ne suis pas une « experte ». Je partage ce que j’apprends de mes propres expériences, mais mon but n’est pas de vous dire comment écrire : c’est ce que j’essaie d’apprendre moi-même. Et comme j’essaie constamment de m’améliorer, c’est naturellement devenu l’axe directeur de mon blog…

Posons-nous donc la question : que faire pour devenir un.e meilleur.e auteurice ?

Peut-on apprendre à écrire ?

Vous vous posez peut-être la question (ou pas, si vous avez atterri sur ce blog^^) : est-il vraiment possible d’apprendre ? Ne suffit-il pas d’avoir du talent ? J’avais déjà essayé de répondre à cette question dans le tout premier article de ce blog, en comparant le point de vue français et celui des pays anglo-saxons. En résumé, il y a beaucoup plus de ressources pour apprendre à écrire en anglais, parce que les anglo-saxons n’ont pas le culte du « Talent » que nous avons en France (leur truc, c’est plutôt le self-made man qui se construit à force de travail et de volonté..). Mais en dehors de la comparaison avec nos voisins, il y a un parallèle révélateur qui laisse penser que oui, on peut apprendre et s’améliorer…

Précision : quand je dis qu’on peut apprendre à écrire, je ne vous garantis pas un prix Nobel de littérature, évidemment… Tout le monde peut apprendre à jouer du violon mais tout le monde ne deviendra pas premier soliste. Le but, c’est d’atteindre un niveau suffisant pour qu’on puisse prendre plaisir à lire vos écrits (et même peut-être être prêt.e à payer pour les avoir dans sa bibliothèque).

Une dimension technique

L’écriture, comme tous les autres arts, a un aspect technique. Une personne souhaitant devenir peintre fera des milliers d’esquisses, travaillera le respect des perspectives, la composition de ses tableau, la théorie des couleurs. Il ou elle apprendra à maitriser ses outils et choisir les plus adaptés (gouaches, aquarelle, fusain, etc). Même si c’est pour renverser toutes ces théories ensuite. Picasso, par exemple, a commencé à peindre à l’âge de 8 ans, son père étant professeur de peinture, et il a fait l’école des Beaux-Arts de Barcelone. Il a jeté la perspective et le réalisme aux orties, mais il les a sans doute étudiés en détail avant ça.

A part l’écriture, je ne vois aucun art où l’on s’obstine autant à croire qu’il « suffit » d’avoir du talent.

Je pense que la raison principale pour laquelle on différencie l’écriture des autres arts, c’est que le b.a ba de la technique, le niveau 0, on l’apprend à l’école : tracer des lettres ou taper à l’ordinateur, construire des phrases avec une syntaxe et une orthographe correcte, etc, la plupart des gens en sont capables. C’est difficile de s’essayer au violon sans aucune aide, alors que mettre des mots sur du papier, c’est « facile ». Sauf que savoir tenir un archet ne fera pas de vous un.e grand.e violoniste, pas plus que savoir faire une phrase ne fera pas de vous une auteurice…

De la même manière qu’un.e musicien.ne fera des gammes et étudiera le solfège, les auteurices doivent apprendre les aspects techniques de leur art…

Eh oui, désolée, mais il va falloir bosser !

Je vous parlerai ensuite de ce qu’on peut (doit^^) apprendre en écriture : les gammes de l’auteurices…

Le Talent

Le fait qu’on puisse apprendre à écrire n’est finalement pas si controversé que ça. Il suffit d’écrire pour se rendre compte qu’on s’améliore tout le temps ! Les arguments contraires ressemblent souvent à une question d’ego… Mais on parle effectivement d’apprendre à écrire correctement, pas du Génie avec un grand G. Ce que j’ai à dire sur le sujet est plutôt le fruit d’une réflexion personnelle, et surtout pas une vérité absolue.

Personnellement, je suis plutôt mal à l’aise avec le concept de Génie (c’est un des points qui m’a gênée dans la Stratégie Ender, pour ceux qui ont lu ma critique sur Instagram). L’idée de Génie ou de Talent place certaines personnes au-dessus des autres et ce genre de philosophie, historiquement, a tendance à donner des résultats… plutôt désagréables.

En dehors du fait que ça me déplait fortement de hiérarchiser les gens, j’ai deux remarques sur l’idée de Talent :

  • L’éducation

Quand on regarde dans le détail la vie des grands artistes et des grands athlètes, dans beaucoup de cas on remarque qu’ils ou elles ont commencé très jeunes et travaillé très dur, souvent avec des parents dans le même secteur. Wikipédia vient de me l’apprendre pour Picasso (merci Wiki), mais ça m’avait frappée en entendant l’histoire de Serena Williams que son père a commencé à entrainer à l’âge de 3 ans. Je ne dis pas que c’est le cas de toutes celles et ceux qu’on considère comme des génies. Et je ne dis pas non plus qu’il faut que si vous commencez à entrainer vos enfants au berceau, ils deviendront automatiquement des génies dans leur domaine. Mais clairement ceux qui ont commencé plus tôt et travaillé dur ont une longueur d’avance sur les flemmards qui n’ont appris à tenir une raquette qu’à 10 ans… Quant à savoir si c’est une bonne chose pour un enfant, je ne suis pas qualifiée pour répondre.

  • LES talents

Pour moi, parler « du » Talent, c’est une erreur, tout comme c’est une erreur de parler de l’intelligence comme une chose unique. Le cerveau humain est une petite chose assez complexe, que nous sommes encore loin de maitriser. Ne serait-ce que la notion de mémoire par exemple, est beaucoup plus complexe que simplement « avoir une bonne mémoire » ou non. Mémoire auditive, mémoire visuelle, court terme, long terme, épisodique, sémantique…  Moi, j’ai une « mauvaise mémoire » parce que je ne retiens ni les noms, ni les dates, ni les visages. Par contre, je retiens très bien l’emplacement relatif des choses. Tout ça pour dire que notre cerveau, ce n’est pas simplement un gros bouton on/off avec « talent » marqué dessus.

Pour moi, le Talent, c’est simplement un ensemble de capacités cognitives favorables à une activité.

Par exemple, pour devenir auteurice, avoir beaucoup de volonté ou de discipline aidera forcément. Le fait d’être obsédé.e par un seul sujet plutôt que volage aidera aussi. L’empathie, la curiosité, la capacité à observer, seront nécessaires. Ce ne sont que des exemples. Une personne qui combinera toutes ces qualités sera plus « douée ». Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas écrire sans, simplement qu’une personne qui enregistrera sans effort la façon de parler des gens aura des chances d’écrire de meilleurs dialogues, ou en tout cas avec moins d’efforts qu’une personne qui devra travailler consciemment pour un même résultat. Donc combiner ses qualités donnera une longueur d’avance.

Je ne sais pas si cette dissertation vous aura été utile, mais en tout cas je pense que c’est une perte de temps de se demander « est-ce que j’ai du talent ? ». La question à se poser c’est « est-ce que je veux écrire ? » (en dehors de tout espoir de succès faramineux ou de récompenses prestigieuses). Si la réponse est oui, il vaut mieux dépenser son énergie à s’améliorer, ce qu’ont fait tous les « Génies », que de se demander si on pourra atteindre leur niveau un jour…

Apprendre, oui mais quoi ?

Je sais, c’est mignon de comparer l’écriture aux gammes des musicien.nes, mais concrètement que peut-on apprendre sur l’écriture ?

J’aurais tendance à diviser ma réponse en trois catégories.

Le processus

Le processus d’écriture, ce sont toutes les étapes de la création d’un roman

  • la planification  : plan ou non ? quelle sorte de plan ?
  • l’écriture en elle-même  : à quel moment écrire ? tous les jours ? d’un seul coup ?
  • les corrections : chronologiques ou non ? combien de phases de bêta-lecture ?

Je ne donne qu’un exemple des questions qu’on peut se poser.

Le processus, c’est simplement la façon dont chaque auteurice s’organise pour obtenir un roman à la fin.

Et oui, c’est un piège. On ne peut PAS apprendre le processus pour écrire un roman, parce que c’est personnel. Chacun a le sien, et il ne faut surtout pas essayer de coller à tout prix à celui d’un.e autre auteurice, ça ne sert à rien !

Par contre, si ça vous intéresse, n’hésitez pas à aller picorer des idées chez d’autres et surtout n’hésitez pas à tester et abandonner ou garder selon si cela vous convient ou non.

Je trouve que c’est important de savoir ce qu’il est possible de faire, c’est pour ça que j’avais rédigé ma série d’articles sur le sujet (qui sont une compilation de ce que j’ai pu lire moi-même).

Malgré tout, même si le processus ne s’apprend pas, il y a quand même quelques points à savoir. Notamment : la phase de corrections n’est PAS optionnelle. L’écriture ne s’arrête pas au mot « Fin ». Pour continuer dans ma superbe métaphore musicale, c’est comme si un musicien jouait une partition pour la première fois le jour du concert…

Le storytelling

La seconde catégorie est celle qu’en anglais on appelle storytelling : le fait de raconter des histoires. J’imagine qu’on pourrait le traduire par narration, mais le sens est un peu différent.

La particularité de cette catégorie, c’est qu’elle est commune à tous les médias qui racontent des histoires justement : cinéma, séries, BD, jeu vidéo, jeu de rôle, etc.

Même en regardant certaines émissions de télé, on peut deviner comment la production construit du conflit et des arcs narratifs pour rendre l’émission plus attractive…

Il y aura bien sûr des particularités et des limitations propres à chaque média, mais les bases sont similaires et c’est assez amusant de s’en inspirer.

(En tout cas moi, ça m’amuse, vous pourrez le constater dans ma catégorie J’ai lu/j’ai vu…)

Parmi les chose qu’on peut apprendre sur le storytelling, vous trouverez :

  • Créer des personnages convaincants/sympathiques
  • Gérer le rythme
  • Ajouter du conflit pour maintenir l’intérêt du public
  • Créer des arcs narratifs pour les personnages
  • Introduire l’univers de son histoire
  • etc…

La technique

Dans la catégorie technique, je range tout ce qui est propre au médium écrit.

Cela inclue :

  • Choisir son point de vue et son temps de narration
  • Utiliser correctement le dit point de vue
  • Améliorer son style
  • Écrire de bon dialogues (et les formater correctement)
  • Utiliser le bon niveau de description (ni trop ni trop peu)
  • etc

C’est peut-être le type de conseil le plus difficile à trouver, en particulier en français. Forcément, le storytelling est une discipline partagée, et les scénaristes entre autres ont été très productifs sur le sujet (Truby, Vogler, Snyder…). Pour la technique, il faut s’en remettre aux auteurices.

Ne rien laisser de côté

Et attention, ne s’intéresser qu’au storytelling peut être séduisant (je suis la première coupable^^). Après tout, raconter des histoires, c’est souvent ce qui nous motive à écrire. Mais même la meilleure histoire sera désagréable à lire si elle « mal écrite », tout comme un film qui serait tourné avec une caméra pourrie qui tremble, mal éclairé et mal cadré…

Briser les règles de l’écriture, comme celle du cinéma (le projet Blair Witch peut correspondre à ma description^^), c’est tout à fait possible, mais il faut comprendre ces règles pour savoir comment et surtout pourquoi on ne les respecte pas… On peut écrire à la 2éme personne du singulier par exemple, mais les auteurices qui l’ont fait de manière efficace l’ont fait dans un contexte et avec un objectif très précis en tête.

Bien sûr, on peut toujours apprendre par soi-même, mais dans certains cas (en particulier la gestion des points de vue), prendre le temps de lire un livre ou simplement un article de blog sur le sujet peut vous aider à comprendre en 30min ce qu’il vous aurait peut-être fallu des mois ou des années pour maitriser par vous-même…

 

3 méthodes pour s’améliorer en écriture

Avant-propos : l’esprit critique

Petit rappel important avant de commencer…

Ce n’est pas parce que quelqu’un a écrit un bouquin ou un article de blog sur un sujet que ce qu’il ou elle dit est vrai… Ce n’est pas forcément un mensonge, mais c’est rarement une vérité absolue.

Si vous avez lu Stephen King, vous saurez qu’il déteste faire des plans, mais vous avez le droit d’en faire quand même ! Si vous avez lu Save the cat ! vous n’êtes pas obligé.e.s de suivre à la lettre ses 15 étapes.

Lisez tout avec votre esprit critique bien aiguisé. Prenez ce qui vous intéresse, n’hésitez pas à tester des choses, à vous approprier les règles, à voir comment elles sont appliquées par d’autres, mais surtout n’appliquez pas bêtement et à la lettre un conseil lu dans un bouquin juste parce que c’est une autrice célèbre ou un scénariste connu…

Et c’est encore plus valable si la personne n’a pas le tableau de chasse de Stephen King. Comme moi par exemple. Je n’ai rien publié (pour le moment, soyons optimistes^^), donc si je me mets à vous dire d’écrire comme ci ou comme ça, vous avez le droit d’être méfiant.e.s… C’est pour ça que par exemple je ne fais pas d’articles sur « comment créer des personnages », parce que je ne ferais que recracher ce que j’ai lu ailleurs. J’essaie de ne faire ce genre d’articles que si j’ai appris, de ma propre expérience, quelque chose sur le sujet (j’écris aussi pour me forcer à réfléchir là-dessus, et pour garder une trace)..

Je ne pense pas que ce soit une bonne chose de lier directement sa confiance à un nombre de ventes, la pratique et la pédagogie sont deux choses très différentes et on peut avoir des choses intéressantes à dire sans être un best-seller (ou raconter des conneries même si on l’est…). Mais on peut au moins être attentif au « niveau » de la personne qui donne des conseils et au type de conseils qu’elle donne. Surtout si cette personne essaie de vous VENDRE ses conseils.

De toute manière, dans tous les domaines, un peu d’esprit critique ne fait jamais de mal !

Les conseils d’écriture

Si vous êtes sur ce blog, c’est surement que vous y avez déjà pensé tout.e.s seul.e.s… L’un des moyens les plus évidents pour apprendre, c’est d’obtenir l’information d’autres personnes. Cette information pourra prendre différentes formes :

  • Ouvrages de référence

Encore une fois, ce n’est pas parce que ce sont des « références » que tout doit être appliqué aveuglément. C’est aussi pour ça que je fais régulièrement des critiques de conseil d’écriture : on trouve souvent des personnes qui ne jurent que par tel ou tel livre, mais je trouvais qu’on manquait de critiques de ce genre d’ouvrages.

Les avantages : un bon livre de conseils pourra donner une vision assez complète, surtout pour un ou une débutante qui ne saurait pas par où commencer. C’est agréable d’avoir tout sous la main et de pouvoir s’y référer. Dans le genre, L’Anatomie du scénario de Truby me parait presque incontournable : massif mais vraiment truffé d’informations.

  • Blogs et vlogs

Oui, je sais c’est évident^^. L’avantage, c’est que les articles de blogs sont souvent beaucoup plus ciblés. Si vous avez des faiblesses sur les dialogues par exemple, vous trouverez de bons conseils, sans avoir à vous farcir 500 pages de théorie sur la motivation des personnages. Autre avantage : c’est gratuit, facilement accessible, et vous trouverez tous les points de vue de la terre…

  • Cours, MOOC, workshops et autres…

Selon votre façon d’apprendre, un format plus scolaire peut-être intéressant. L’intérêt pourra être d’allier la théorie et la pratique, de poser des questions ou encore de rencontrer d’autres auteurices…

Par contre vous risquez de passer dans le domaine payant, et d’après ce que j’ai vu les tarifs peuvent monter assez rapidement… Pour l’instant je n’ai encore jamais passé le pas, mais je pourrais l’envisager en tant que cadeau de Noël… Pour celles et ceux qui comptent faire carrière, ça peut être un investissement, mais encore une fois soyez prudent.e.s…

Il existe également des ressources gratuites en ligne. Les cours de Brandon Sanderson à l’Université Brigham Young sont par exemple disponibles sur Youtube (je sais, c’est la 200éme fois que je vous en parle, mais j’aurais adoré suivre ses cours à l’université…).

Dans mon blog :

Je ne prétends pas moi-même écrire des articles de référence (je sais, je me répète^^), mais vous pouvez retrouver mes résumés et critiques de conseils d’écriture dans ma section Utile ou pas. Je parle surtout des livres les plus connus pour l’instant, mais je pourrais élargir aux blogs ou cours plus tard si ça vous intéresse…

Disséquer d’autres œuvres

Le second moyen de s’améliorer, c’est de lire (et, pour ce qui concerne le storytelling, de consommer d’autres médias).

Mais encore une fois, il faut lire de façon critique…

Oui, l’esprit critique, c’est mon dada…

Si vous lisez mon blog depuis un moment, vous devez vous douter que c’est une de mes méthodes préférées. Déjà, ça me donne une excuse pour lire, et regarder des séries, et puis j’aime bien analyser tout ce qui me passe sous la main…

  • Noter ce qui fonctionne :

Si vous adorez une œuvre ou un aspect d’une œuvre, réfléchissez-y. Cherchez pourquoi cela fonctionne et comment…

Vous pouvez le faire aussi bien au niveau de l’histoire qu’au niveau du style. Je crois que c’est Elizabeth Gilbert qui a appris à écrire en recopiant des passages de ses livres favoris. Je n’ai jamais essayé, mais pourquoi pas^^.

  • Disséquer ce qui vous déplait :

Lire un mauvais livre, pour beaucoup de gens c’est une perte de temps insupportable. Pour un.e auteurice pas forcément. Personnellement, je trouve ça presque plus instructif que de lire de bons livres. Dans un livre vraiment mauvais, ou au moins qui vous déplait fortement, il est plus facile de voir les erreurs. Et vous pouvez transformer un mauvais moment en leçon… Et puis, vouloir faire mieux peut être une excellente motivation.

  • Devenir bêta-lecteurice :

Être bêta-lecteurice, finalement ça revient à un mélange des deux points précédents, mais amplifié par le fait qu’il ne s’agit pas d’une version finale. C’est également un excellent entrainement aux révisions : vous apprenez à relever les forces et les faiblesses d’un manuscrit (et c’est beaucoup plus facile quand ce n’est pas le votre !).

  • Étudier un sujet précis :

Parfois, vous ne savez pas comment faire, et internet n’a pas la réponse  (oui, ça arrive)… C’est le moment de sortir votre roman préféré et de regarder comment l’auteurice s’est sorti.e de ce mauvais pas…

J’ai utilisé cette technique plusieurs fois (peut-être pas assez d’ailleurs^^). Je cherchais comment gérer les incises dans les dialogues avec un narrateur à la 1ére personne, et Pennac m’a dépannée… C’est aussi le seul moyen que j’ai trouvé pour comprendre enfin comment découper mes chapitres : pendant quelques temps, j’ai essayé de prêter attention au découpage de chaque livre que je lisais, et au bout d’un moment, ça a fini par rentrer… (je vous ferai peut-être un article sur le sujet un jour^^).

Dans mon blog :

Apprendre d’autres œuvres, c’est ce que je préfère. Dans ma catégorie J’ai lu/j’ai vu, j’ai deux types d’articles sur ce principe. Ceux où je parle d’une œuvre ou d’un.e créateurice (hors littérature) que j’apprécie et dont je tire des leçons d’écriture, et ceux où j’analyse un livre ou un film sous un angle particulier…

Pratiquer !

C’est le moment où on parle des choses sérieuses…

Soyons clair, prendre des cours, connaitre Truby par cœur, analyser chaque ligne de chaque livre que vous lisez, c’est bien joli, mais ce n’est pas suffisant.

Le MEILLEUR (pour ne pas dire le seul) moyen d’améliorer son écriture, c’est d’écrire !

C’est vrai à deux niveaux : plus vous pratiquerez, plus vous vous améliorerez (comme dans… à peu près n’importe quelle discipline^^). Mais en plus, une fois que vous aurez écrit un texte, vous pourrez améliorer ce texte. Même s’il est très mauvais. Si vous avez écrit quelque chose, vous pouvez l’améliorer. Comprendre ça, c’est assez libérateur : il n’y a pas besoin d’être parfait.e du premier coup !

Quelques moyens de s’améliorer en pratiquant :

  • Écrire des nouvelles

Écrire une nouvelle, ce n’est pas vraiment plus simple qu’écrire un roman, c’est une discipline assez différente, mais si c’est quelque chose qui vous plait, c’est très intéressant. L’avantage avec un format beaucoup plus court, c’est que vous ne vous engagez pas pour des mois et que vous pouvez tester des choses : un point de vue dont vous n’avez pas l’habitude, un genre différent, une idée d’intrigue… C’est aussi un bon moyen de faire une pause sans arrêter d’écrire, et une idée de cadeau sympa^^

  • Faire des exercices d’écriture

Il existe pas mal d’exercices proposés sur internet. C’est un bon moyen de travailler sa créativité. En dehors des exercices tout fait, vous pouvez aussi repérer vos propres faiblesses, et en faire vos propres exercices : par exemple, décrire les objets autour de vous, imaginer des dialogues, etc

Ce n’est pas quelque chose que je fais personnellement, même si je trouve ça intéressant. J’ai tendance à vouloir travailler sur mes projets en cours, à chercher au moins à avoir une histoire complète, donc je suis plus attirée par les nouvelles (mais on peut imaginer de combiner les deux).

  • Corriger ses textes

Écrire c’est aussi réécrire. Je ne sais pas qui a dit ça, mais quelqu’un l’a dit^^. Aucun texte n’est parfait du premier coup, et corriger ses textes, c’est le meilleur moyen d’apprendre de ses erreurs.

  • Se faire lire

Oui, ce n’est pas techniquement écrire^^. Identifier ses défauts, ce n’est pas forcément facile, surtout quand on débute. Et c’est là qu’une paire d’yeux supplémentaire (ou plusieurs) peuvent aider….

Dans mon blog :

Mes articles les plus proches d’être des conseils d’écriture sont ceux où je partage les déclics que j’ai au fur et à mesure de ma progression d’auteurice. J’ai une catégorie un peu fourre-tout pour ça : Je progresse.

Je n’en écrit pas tant que ça, parce que malheureusement, je n’ai pas une illumination toutes les semaines…

Conclusion

J’ai envie de finir sur une idée dont j’ai malheureusement oublié l’auteurice mais que j’ai trouvé vraiment très intéressante.

Il existe un fossé entre le niveau technique d’un.e auteurice débutant.e et son jugement de ce qu’il ou elle écrit. Nous avons l’habitude de lire, et des juger des œuvres depuis tout petits, mais nos capacités ne suivent pas, ce qui décourage beaucoup d’auteurices en herbe.

Mais on peut apprendre. Ce n’est ni très rapide, ni très facile, mais c’est un véritable plaisir de ce rendre compte qu’on devient plus compétent au fur et à mesure qu’on écrit !

Dites-nous dans les commentaires si vous essayez activement d’apprendre à écrire et ce que vous faites pour cela !

8 réflexions au sujet de “Comment apprendre à écrire ?”

  1. Rien à redire, l’un des articles les plus complets sur cette thématique (et l’un des plus justes, surtout).
    On en a déjà parlé, mais ça reste fou que les informations les plus importantes (les éléments techniques de l’écriture) soient les moins disponibles (en français). C’est aussi révélateur de notre façon de penser l’écriture en France.
    Pourtant, c’est nécessaire, ne serait-ce que pour pouvoir justement exercer son œil critique sur ce qu’on lit (sans quelques bases techniques, difficile de décortiquer les textes des autres et de *comprendre*).
    Bon travail d’analyse et de synthèse !
    🙂

    1. Merci ! Par contre, je suis embarrassée, parce que justement je voulais parler de ton dernier article (https://arnierblog.wordpress.com/2019/08/30/choisir-ses-conseils-decriture/) dans le mien, mais j’ai fini de l’écrire trop tard hier soir et je me suis perdue dans ma conclusion… Ton article et notre discussion m’ont aidée à réfléchir au sujet, donc je ne peux que te remercier !
      C’est le bon côté des blogs, ça pousse à discuter et à voir les choses sous plusieurs angles^^

    1. Merci pour la recommandation ! J’irai jeter un coup d’œil. J’avais essayé Skillshare (en anglais aussi), dans la catégorie plateforme de cours en ligne, mais je n’avais pas été totalement convaincue.

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