J'y travaille

Bêta-lecture, round 2

Ça fait très longtemps que je n’ai pas parlé de mes propres projets d’écriture dans ce blog (depuis mars d’après mon historique) et il se trouve que j’ai quelques petites choses à raconter…

D’ailleurs, si ça vous intéresse de suivre l’avancée de mes romans, j’en parle un peu plus dans ma newsletter. Il suffit de mettre votre email dans la boite sur la barre à droite de l’article. J’envoie une newsletter à chaque sortie d’article, avec quelques infos sur mes progrès en bonus^^.

Camp NaNoWriMo Winner ! (juillet 2019)

Camp NaNoWriMo

Si vous vous rappelez, j’ai participé novembre dernier à NaNoWriMo, ce qui m’avait permis d’écrire les 50k premiers mots de mon deuxième roman. J’en étais aussi ressortie avec un léger burn-out

J’ai participé aux camp NaNo d’avril et de février, mais avec des objectifs beaucoup plus modestes. Dans les deux cas, je m’étais fixé comme objectif 30 heures de travail sur mon premier roman, donc environ une heure par jour.

En avril, j’ai atteint 44 heures, et 46 en juillet !

Cela m’a permis d’avancer réellement sur mon roman, mais sans me cramer complètement (pour rappel, en novembre, j’avais dû écrire plus de 80 heures dans le mois pour atteindre 50k sur mon roman windpunk, et sortir en même temps des articles pour le blog, tout en travaillant à plein temps).

J’ai compté l’écriture de mes articles de blog dans ces objectifs (après tout, c’est de l’écriture^^), ce qui est nettement plus confortable, puisque j’estime à 14 heures le temps passé sur mes deux articles de juillet. Oui, je suis lente, et j’aime écrire des articles un peu fouillés…

En juillet, j’ai également compté quelques heures de recherche d’emploi. Ça sort du cadre du défi d’écriture, mais c’était un bon moyen de m’obliger à le faire. Mon travail me lessive vraiment depuis décembre, et ça impacte ma capacité à écrire. Donc, voilà, ça compte^^.

En tout cas, je suis assez contente d’avoir atteint ces objectifs, et d’autant plus contente qu’ils m’ont aidée à rétablir un bon rythme de travail, que je pourrai conserver dans les mois à venir (il ne faut pas trop que je me laisse aller en août^^).

Le résultat

Le résultat concret de tout ce travail, c’est que j’ai terminé mes corrections suite à ma phase de bêta-lecture de l’été dernier.

Oui, il m’a fallu un an pour faire ces corrections.

C’est beaucoup plus que ce que j’espérais, même si je m’étais posé juillet comme deadline absolue, et que j’ai tenu cette deadline.

Dans cette année, en plus de ces corrections, j’ai quand même écrit les 50k premiers mots d’un deuxième roman (et j’ai aussi eu quelques mois à vide, entre burn-out post NaNo et le burn-out tout court dont je m’approche à grand pas).

J’ai réécrit entièrement la fin de mon roman, retravaillé le début, rajouté plusieurs scènes compliquées, amélioré tout un tas de choses, retravaillé le style, etc.

Je suis assez satisfaite des améliorations que j’ai apportées, en particulier sur la fin, qui avait frustré un fort pourcentage de mes bêta-lecteurices…  Je suis d’autant plus contente que j’ai trouvé une solution qui (en tout cas j’espère !) rend mon héros beaucoup plus actif et impliqué, sans revenir sur une décision qui était importante pour moi.

A la relecture, j’oscille encore entre satisfaction et dégoût absolu, mais je ne suis pas sûre de dépasser un jour ce stade^^.

En tout cas, même si le doute est là, même si je me demande si je ne devrais pas travailler encore, améliorer encore des choses, je sens aussi que j’atteins mon plafond de capacité actuel.

J’ai commencé ce roman en 2011, il y a 8 ans, et même si je suis loin d’avoir travaillé dessus de manière constante pendant ces 8 ans, ça fait quand même très long^^.

Il est temps de passer à la suite…

La suite !

Je suis donc partie pour une seconde phase de bêta-lecture, beaucoup plus réduite que la première. J’ai envoyé mon manuscrit à 6 personnes, dont deux l’ont déjà lu à la phase précédente. Comme la première fois, je leur ai demandé de répondre à un questionnaire, mais cette version du questionnaire est beaucoup plus courte : on répond seulement à la fin du roman et pas chapitre par chapitre. Et j’ai fixé la rentrée comme deadline.

Le but de cette phase sera de vérifier que je n’ai pas introduit d’incohérences majeures (ça ne devrait pas être le cas, puisque les plus grosses modifications que j’ai faites ont lieu à la fin, donc il ne devrait pas y avoir d’effet de bord sur le reste), et que mes modifications sont efficaces.

Mon panel contient également une spécialiste en psychologie de l’enfance, qui pourra me signaler si j’ai commis des impairs à ce sujet… (j’ai fait pas mal de recherches, mais on ne sait jamais).

J’espère ne faire que des corrections très superficielles suite à cette phase, peut-être que je me donnerai un mois pour les faire.

Et ensuite, je chercherai une maison d’éditions…

Me faire éditer

Techniquement, je vais commencer à y travailler tout de suite. J’ai déjà commencé à relever une liste de maisons d’éditions qui éditent des policiers, mon travail du mois d’août sera d’identifier celles dont la ligne éditoriale correspond vraiment à mon roman, et de noter les modalités de soumission.

J’ai déjà préparé un petit fichier excel pour ça, et je pense que ça va être un travail un peu fastidieux… Il faut aussi que je me penche sur les problématiques de formatage dont je ne me suis absolument pas préoccupée jusque-là. Cela va représenter pas mal de travail, et c’est du travail que je pourrai engager pendant que mes bêta-lecteurices dévorent mon roman (c’est beau d’avoir de l’espoir, hein ?^^).

Pourquoi une maison d’édition ?

C’est une question brûlante que beaucoup d’entre vous se posent, ou se sont posé : quel mode d’édition choisir ?

Personnellement, je n’ai pas beaucoup hésité sur le sujet. Il s’agit de mon premier roman (même si j’y ai passé tellement de temps et qu’il a tellement changé qu’il pourrait compter comme mon 3éme^^), et dans ma tête, je suis encore une autrice débutante. C’est pour ça que dans ce blog, j’essaie de partager mes expériences, et pas de donner des conseils gravés dans le marbre^^.

Je n’ai pas envie de publier quelque chose d’une qualité insuffisante, parce que je n’ai pas encore l’expérience pour reconnaitre mes manquements. Par contre, si une maison d’édition accepte mon manuscrit, j’aurai la certitude que mon écriture est suffisamment « professionnelle » pour justifier que quelqu’un paye pour me lire^^.

Évidemment je ne dis pas que les livres auto-édités n’ont pas un niveau professionnel, je préfère être très très claire là-dessus^^. A mon avis, s’auto-éditer correctement demande justement beaucoup plus de travail, de compétences différentes et d’investissement que se faire publier traditionnellement (j’y reviendrai).

Mais personnellement, je n’ai pas assez confiance en moi-même, et ça me rassurerait d’avoir un regard professionnel extérieur qui me dise « ok, vous avez le niveau »^^.

Après ça, je pourrai peut-être envisager l’auto-édition pour un autre roman, et encore je ne suis pas sûre que je le ferai. S’auto-éditer, ça demande beaucoup de travail, tout ce travail qu’une maison d’édition fait pour vous (titre, couverture, formatage, différents niveaux d’édition/correction, marketing, distribution, etc). Je suis très admirative des personnes qui arrivent à faire tout ça ! Pour l’instant, je pense que mon énergie serait mieux utilisée à essayer de mettre moins de 8 ans à écrire un roman^^

Et le prochain roman dans tout ça ?

Je n’ai pas touché mon roman numéro 2 depuis novembre dernier ou presque… Ça va être le moment de s’y remettre ! En fait, j’ai déjà eu quelques idées qui remettent un peu en question ce que j’ai déjà écrit, en particulier après avoir lu Journal d’un marchand de rêves, de Anthelme Hauchecorne. Les rêves sont un des thèmes majeurs que j’ai envie de traiter dans mon roman, et j’avais été un peu déçue de leur traitement dans ce livre (il exploitait moins les rêves que ce que j’espérais, ce qui n’est pas forcément un défaut intrinsèque du livre, mais quelque chose que moi j’aurais aimé voir dedans). Ce livre m’a donc poussé à réfléchir au traitement que j’en faisais moi-même, et à me rendre compte que je ne leur donnais pas non plus la place que je voulais. Maintenant il faut que je trouve une solution…

Je suis pressée de me remettre à écrire ce roman !

Il faudrait aussi que je trouve des noms de code pour mes romans, parce que « roman 1 » et « roman 2 », c’est pas très drôle, et je ne suis pas douée pour le nommage…

Le mot de la fin

J’espère que cet article vous a intéressé.e.s ! Si vous voulez avoir des nouvelles de mes romans un peu plus souvent, n’hésitez pas à me le dire. Mais comme je suis assez lente, ça ne bouge pas toujours beaucoup non plus^^.

Si mon processus de bêta-lecture vous intéresse, j’avais écrit plusieurs articles lors de ma première phase :

Et si par hasard, ça vous intéresse d’être vous-même bêta-lecteurice, et si lire un roman de 350/400 pages avant septembre ne vous fait pas peur, vous pouvez m’envoyer un mail. Je ne prendrai pas tout le monde si j’ai beaucoup de propositions, mais une ou deux paires d’yeux supplémentaires ne feraient pas de mal^^.

En tout cas, écrivez bien, et bon été !

4 réflexions au sujet de “Bêta-lecture, round 2”

  1. Hello 🙂
    Eh bien bravo pour tout ce beau travail ! J’ai vraiment, vraiment hâte d’en voir le résultat. Et ce pour tes deux romans, car la thématique windpunk m’intrigue beaucoup.
    J’applaudis ton processus de corrections qui me paraît exemplaire. En ce qui me concerne, j’ai hâte de soumettre mon texte à des BL mais je redoute de devoir encore tout retravailler…
    D’ailleurs j’aurais bien aimé te proposer de bêta-lire ton livre mais je crains de ne pas avoir le temps avant septembre malheureusement…

    Ceci étant dit, tu m’inquiètes beaucoup avec ces histoires de burn-out 🙁 Il ne faut pas que tu attendes d’être complètement grillée pour lever le pied. J’espère que tu vas réussir à trouver rapidement un meilleur équilibre… Bon courage en tout cas. N’hésite pas si on peut t’aider en quoi que ce soit

    1. Je comprends la crainte de devoir tout retravailler, j’ai hésité à faire une 2éme phase de bêta-lecture pour cette raison (et je prie très fort pour n’avoir que des corrections superficielles à faire^^). D’ailleurs quand tu seras prête, je serai ravie de faire partie de tes bêta-lecteurs si tu as besoin^^.
      Pour ce qui est du burn-out, au niveau écriture c’était peut-être exagéré, mais j’avais peut-être un peu trop forcé en novembre.
      Au niveau professionnel, je suis en vacances, c’est déjà pas mal^^. Je vais faire ce qu’il faut pour que la situation change. J’ai la chance d’être dans un métier où il est très facile de trouver du travail, donc j’ai de quoi négocier. Malheureusement, je suis beaucoup trop diplomate, le chantage à la démission, c’est pas mon genre^^, mais s’il le faut je le ferai.

  2. Très agréable cet article, c’est chouette de pouvoir suivre les avancées des autres passionnés. Je n’ai jamais participé au Nanowrimo, mais ça me trotte dans la tête, en plus, personnellement, j’ai banni le mois de novembre de mon calendrier depuis quelques temps ! Je te souhaite bon courage pour la suite, patience est mère de toutes les vertus ! Belle journée à toi, Sabrina.

    1. Merci ! NaNoWriMo, ça peut être intimidant, la première fois j’avais beaucoup hésité, j’avais peur de ne pas suivre les règles correctement, de ne pas être prête etc. En fait, personne ne te surveille pour vérifier ce que tu fais, et je trouve que c’est une expérience vraiment intéressante. Le risque c’est effectivement que 50 000 mots soit un objectif trop élevé et donc de se décourager ou de se dégouter d’écrire. C’est pour ça qu’il ne faut pas hésiter à se fixer un objectif plus adapté. La philosophie, c’est de réussir à dépasser ses limites et établir une routine d’écriture : chaque mot écrit est une victoire !
      Si ça t’intéresse, lance-toi, tu ne pourras qu’avancer dans tes projets…

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