Je progresse

Mes 7 erreurs de débutante en écriture

Récemment j’ai envoyé La Muse aphone, mon premier roman, en quête d’une maison d’édition (j’ai d’ailleurs reçu mon premier refus depuis^^).

Si j’ai décidé de l’envoyer, même s’il s’agit de mon tout premier roman, c’est que je considère avoir suffisamment progressé pendant les 8 années qu’il m’a fallu pour l’écrire (ou en tout cas 4 ans de travail sérieux).

Et pour vous le prouver (ou me le prouver à moi-même), je vais vous parler de mes erreurs de débutante. Ces erreurs, il m’a fallu du temps pour être d’abord capable de les repérer, et ensuite pour les corriger (et je vais vous expliquer ce qui m’a aidée^^). Ce n’est donc pas une liste complète d’erreurs classiques que font les débutant.e.s en écriture, mais une liste de mes propres erreurs d’autrice que je sais ne pas avoir été la seule à faire…

Erreurs d'auteur débutant

Erreur 1 : une typographie à la rue

On commence doucement, avec une erreur bénigne. La typographie m’a vraiment posé problème. Ou plutôt ma typographie était à côté de la plaque et je ne le voyais pas. Je me suis rendu compte que je n’utilisais pas les bons tirets une fois bien avancée dans mes révisions. Comme j’écris sous Scrivener, mes guillemets étaient anglais, je n’avais pas la moindre trace d’espace insécable, etc. En soi, ce n’est pas dramatique, parce que (à part si vous auto-publiez) la présentation du livre final n’est pas de votre ressort. Mais ça vous dénonce clairement comme auteur ou autrice débutant.e.

Parce que même en ne sachant pas ce que j’avais fait de travers, je voyais bien que mon manuscrit ne « faisait pas livre », pas pro.

Quand j’ai enfin changé mes tirets du 6 par des vrais beaux cadratins, mon roman a instantanément eu l’air d’un vrai roman, et c’était super agréable (tellement agréable que j’ai écrit un article sur le sujet^^). Avoir une typographie et présentation correcte, c’est une question de confort pour vous et pour vos bêta-lecteurices. Par contre, si vous auto-publiez, c’est une vraie nécessité. Votre lectorat ne saura pas forcément qu’il faut utiliser un tiret cadratin, par contre il saura dire qu’il y a un truc qui cloche dans votre livre.

Ce que j’ai fait pour corriger :

Pour commencer, pas mal de recherches sur la typographie et d’autres règles liées à la présentation. En particulier, je me suis penchée sur la présentation des dialogues, et c’est ce qui a fait la plus grosse différence sur mon manuscrit. Et une fois les erreurs identifiées, j’ai corrigé tout ce que j’ai pu. La fonction « rechercher/remplacer » m’a beaucoup aidée dans certains cas, mais pour d’autres, j’ai dû reparcourir tout mon manuscrit à la main et remplacer mes guillemets anglais par des guillemets français, avec les espaces insécables qui vont bien… J’avoue aussi ne pas avoir tout appliqué à la lettre (par exemple, je ne suis pas allée mettre des espaces insécables entre les chiffres et les noms partout dans mon roman). J’ai considéré que l’investissement en temps ne valait pas la chandelle, en tant qu’autrice choisissant de publier à travers une maison d’édition. Je voulais que mon manuscrit fasse « pro » et soit agréable à lire, mais la maison d’édition aura des personnes qualifiées pour gérer la mise en page.

Erreur 2 : un cadre narratif capricieux 

J’ai commencé à écrire avec un cadre narratif particulier : mon héros racontait sa vie sur papier parce que son psy le lui avait demandé. Il écrivait une sorte de biographie et s’adressait souvent à ses lecteurs potentiels. Et comme il racontait sa vie, il le faisait au passé. Mais j’écrivais une partie des scènes au présent, parce que c’est ce qui me paraissait le plus naturel sur le moment, lorsque je passais de l’aspect « biographie » à sa vie courante. Il m’arrivait aussi d’avoir mon héros qui racontait au passé le début de sa journée puis basculait dans le présent ensuite. Entre les changements de temps et les adresses au lecteur, c’était un peu le bazar…

Je ne dis pas que c’est impossible ou interdit d’utiliser plusieurs temps de narration, mais dans mon cas ce n’était pas maîtrisé. Les changements de temps tombaient comme un cheveu sur la soupe, ce qui rendait la lecture moins agréable. Je n’étais jamais sûre de quel temps utiliser, et il m’arrivait d’avoir des bascules entre plus-que-parfait et présent assez discordantes.

Ce que j’ai fait pour corriger :

Ce problème-là, je le voyais clairement presque depuis le début. Il a surtout fallu que je décide définitivement de mon mode de narration. J’étais sûre de vouloir écrire à la 1ére personne, mais la 1ére personne offre plusieurs possibilités : le style « journal intime » (sur lequel j’étais partie au départ), la personne qui raconte son histoire des années après, à un auditoire ou non, ou la 1ére personne en direct dans la tête du personnage pendant qu’il ou elle vit les événements, etc (n’hésitez pas à lire des articles plus techniques sur le sujet…). Moi, j’avais un peu tout mélangé.

Finalement, j’ai abandonné l’idée que mon héros écrivait pour simplement décider qu’on vivait les événements en simultané dans sa tête. J’ai donc tout passé au présent ou presque, et supprimé les adresses directes au lecteur. J’ai pris cette décision assez tôt dans mon processus de révision, j’ai donc pu nettoyer mon manuscrit au fur et à mesure des traces de passé et d’adresses directes au lecteur, et ça n’a pas été une très grosse corvée. Mais l’important, c’était de prendre cette décision, et de savoir pourquoi je la prenais.

 

Erreur 3 : pas d’intrigue

Quand j’ai commencé à écrire mon roman, j’avais une vague idée de ce que je voulais raconter, mais aucune idée de comment y arriver. Je voulais parler d’un jeune psychiatre qui parvient à communiquer avec sa patiente mutique grâce à la danse, et je ne savais tellement pas comment faire que mon roman s’est transformé en roman policier.

Le problème n’était pas que je n’avais pas planifié mon roman, c’est une façon totalement valide d’écrire si c’est celle qui vous convient, ça n’a rien à voir avec une erreur de débutant. Le problème, c’est que je ne maitrisais pas du tout les éléments de base d’une intrigue. Je n’avais aucune notion de motivation des personnages, de conflits, d’arcs narratifs, de thème, tout ça.

Résultat : j’ai écrit des tonnes de scènes sans savoir où j’allais, et quasiment toutes ces scènes sont passées à la poubelle ensuite…

Ce que j’ai fait pour corriger

J’ai un peu triché… En écrivant au pif, je me suis rendu compte que mon histoire pouvait faire un bon roman policier, et de mon point de vue, la structure narrative du roman policier est beaucoup plus facile à comprendre et appliquer. A partir de là, j’ai eu une bien meilleure idée de ce que je voulais faire, et ensuite, principalement en lisant beaucoup de choses sur la structure narrative, j’ai fini par comprendre quels étaient ces fameux ingrédients de l’intrigue qui me manquaient quand j’ai commencé à écrire. Je pense qu’aujourd’hui je serai capable d’écrire l’histoire que je voulais écrire au départ (je m’y suis amusée dans l’article dont je vous parlais plus haut). Au bout du millième article sur les conflits et la motivation du héros, ça finit par rentrer…

Et attention, je ne conseille pas du tout d’écrire du policier parce que « c’est plus facile » (je ne pense pas que ce soit le cas de manière générale…). J’ai écrit un roman policier principalement parce que j’adore les enquêtes, et que c’est ce qui m’inspirait le plus personnellement. N’écrivez pas un roman dans un genre donné juste parce que ça vous parait plus simple…

 

Erreur 4 : pas de dialogues/trop de narration

Mon roman a commencé comme un monologue autobiographique fictif. J’aimais bien ce principe, et cela impliquait beaucoup de narration. Mais quand l’histoire a progressé du stade de « mec qui monologue en regardant son nombril » pour devenir une enquête, je me suis rendu compte que je « narrais » beaucoup trop de choses, et en particulier les discussions.

Cette histoire de narration est en rapport avec le conseil classique : « show don’t tell« , « montrez plutôt que de raconter ». L’exemple classique, c’est de ne pas dire « Machin était en colère » mais « Machin tapa du poing sur la table ». Mais en dehors des émotions, qui sont assez ponctuelles, ce conseil fonctionne aussi pour des scènes complètes.

Par exemple, j’avais tendance à écrire « je me suis engueulé au téléphone avec ma mère à propos des vacances de Noël », plutôt que d’écrire la dispute en elle-même. Oui, c’est beaucoup plus facile de résumer une discussion en une seule phrase, plutôt que de faire l’effort d’écrire le dialogue, avec les détails de la dispute, la dynamique entre les personnages, leurs voix distinctes, etc, et je le faisais beaucoup trop souvent.

Raconter des événements n’est PAS en soi une erreur de débutant. Raconter, c’est une façon efficace de faire passer des informations sans s’attarder. Si c’est une discussion lamba et qu’elle n’a pas spécialement d’importance, on peut raconter. Si c’est une discussion qui permet de définir la relation entre le héros et sa mère, là il faut un vrai dialogue… 

Mon erreur de débutante, c’était de ne pas savoir quand il fallait se contenter de raconter une scène, ou quand il fallait au contraire la développer. Mon erreur de débutante, c’était aussi d’éviter ce que je trouvais difficile : écrire des dialogues, alors que j’étais confortable en mode monologue. D’ailleurs c’est aussi un problème que j’ai en tant que MJ dans les jeux de rôle : je ne suis pas une grande actrice et j’ai peur de « jouer » les voix des personnages, alors j’ai tendance par défaut à raconter ce que mes personnages disent…

Ce que j’ai fait pour corriger

La vraie difficulté (comme pour la plupart de ces erreurs en fait) a été de me rendre compte de cette tendance à éviter les dialogues… C’est devenu assez clair dès que j’ai commencé à me relire et à reprendre certains passages plus anciens après des passages récents.

Je sais que « il suffit d’attendre, au bout d’un moment vous aurez assez d’expérience pour le voir » n’est pas un conseil très utile… Je vais donc vous donner un « truc » qui fonctionne pas mal pour moi. J’essaye simplement d’imaginer ce que donnerait la scène si je la détaillais au lieu de la résumer. Si ce que j’imagine est ennuyeux et ne permet pas d’apporter des informations supplémentaires, je la conserve en mode narration

Erreur 5 : trop cliché

J’ai déjà écrit un article pour expliquer comment j’avais écrit accidentellement des clichés sexistes. Dans ma première version de l’histoire, j’étais à fond dans le cliché du preux chevalier qui vole au secours de la demoiselle en détresse. Pas parce que je suis une vilaine misogyne qui pense que les femmes sont bonnes à rien (si vous me suivez, vous savez que je me considère féministe, parce que je ne vois pas pourquoi je serai inférieure à qui que ce soit sur la base de mes organes génitaux). Mais pour deux raisons : d’abord on a tellement l’habitude de voir certains stéréotypes qu’il nous viennent par défaut à l’esprit sans même qu’on s’en rende compte, et ensuite parce que si certains clichés sont clichés, c’est parce qu’ils fonctionnent d’un point de vue narratif. La demoiselle en détresse, comme les parents morts, sont un moyen ultra efficace de lancer un héros dans sa « quête « , et trouver une autre motivation demande beaucoup plus d’effort…

Ce que j’ai fait pour corriger

En plus du problème de la demoiselle en détresse, j’avais quelques autres clichés et stéréotypes qui trainaient et j’ai fait mon possible pour les supprimer. J’ai notamment donné un rôle plus important à un de mes personnages féminins (ce qui m’a permis de régler un problème d’équilibrage dans la répartition des rôles).

Pour le cliché « preux chevalier », c’était plus compliqué à régler, puisqu’il s’agissait effectivement de la motivation principale de mon héros, et que ce n’était pas non plus une mauvaise motivation en soi.

Par contre, j’ai ajouté un twist à ce cliché, pour me l’approprier et le rendre plus intéressant. En tout cas, j’ai essayé^^.

 

Erreur 6 : trop proche de moi

Quand j’ai commencé à écrire, j’ai volontairement choisi un héros masculin. Je le voulais le plus différent possible de moi-même, pour ne pas avoir à penser aux problèmes et peurs que j’avais à ce moment-là. Mais je lui ai quand même donné certains de mes goûts (un chat et un amour du thé par exemple) parce que c’était plus facile de m’en souvenir. Oui, purement de la flemme^^.

Mais insidieusement, d’autres choses sont remontées que je n’avais pas mises là volontairement. Mon héros avait ma façon de penser (en particulier une tendance à ressasser et tourner en rond dans sa propre tête). Ce n’est pas difficile de faire agir un personnage différemment de soi-même, mais le faire penser différemment, ça demande un niveau de maitrise supérieur. Et finalement, même ce héros censé être si différent de moi avait des problèmes proches des miens, qui se sont invités au fur et à mesure que j’écrivais.

On critique souvent les personnages de fanfiction et même de romans, pour être des auto-insertions des auteurices (souvent tirant sur le concept de « Mary Sue » : un personnage trop parfait et surpuissant, aimé de tous, etc). Mais en dehors de l’aspect « je fais vivre à mon alter-ego des histoires merveilleuses », il est fait assez naturel d’écrire des héros ou héroïnes qui nous ressemblent, puisque nous sommes la personne que nous connaissons le mieux. C’est facile de donner un aspect physique différent, ou un métier différent, mais être capable de s’éloigner de son propre mode de pensée, ça demande une maitrise qu’on n’a pas forcément quand on commence à écrire (j’imagine que le problème est d’autant plus fort que le point de vue est proche du personnage : si vous décrivez juste ses actions, le risque est moins élevé que si vous êtes dans la tête du personnage).

Effet secondaire désagréable : quand une bonne partie de vos lecteurices trouvent votre héros trop pleurnichard, immature et pas très sympathique, vous risquez de vous demander quelle part de votre propre personnalité est responsable de ça… Ça n’aide pas à vivre sereinement les critiques^^.

Dans la même catégorie du « un peu trop vrai », j’ai aussi écrit quelques personnages secondaires trop proches des originaux qui m’avaient inspirée (par exemple en leur laissant les mêmes hobbies en plus de personnalités et de descriptions semblables)… J’ai changé ça dès que je me suis relue.

Ce que j’ai fait pour corriger

Changer quelques détails n’est pas très compliqué, et je l’ai fait dès que je me suis rendu compte que j’avais été vraiment flemmarde sur un ou deux personnages secondaires.

S’éloigner de sa propre façon de penser l’est beaucoup plus… Techniquement je n’ai pas essayé de corriger ce point. Certain.e.s de mes bêta-lecteurices ont remarqué que le héros avait ma « voix », mais une maison d’édition ne le verra pas. Ce n’est pas vraiment un problème en soi (et on pourrait difficilement m’accuser de faire vivre à mon héros ma vie rêvée…)

Par contre, j’ai fait ce que je pouvais pour rendre le personnage plus sympathique. Il peut aimer le thé et avoir ma voix, l’important c’est qu’il soit solide en tant que personnage.

C’est sur mon deuxième roman que commence le vrai travail : j’ai fixé des personnalités distinctes à mes deux héroïnes et j’essaie de m’y tenir (c’est plus facile à la 3éme personne). Mais en relisant ce que j’ai déjà écrit, je vois des passages où l’héroïne pense comme moi, et non pas comme elle devrait… Je ne me suis pas encore tirée de ce problème-là…

Erreur 7 : un style trop pompeux

Quand j’ai commencé mon roman, je pensais que mon meilleur atout pour l’écriture serait mon style. J’ai toujours beaucoup lu, et j’ai su assez tôt faire de jolies phrases (en tout cas assez pour avoir de bonnes notes en rédaction^^). Je pensais que je manquais d’imagination et d’originalité, mais que mon style n’était pas mauvais. Eh bien non.

A priori, c’est un défaut courant chez les débutant.e.s. On veut faire de trop belles phrases, pleines d’esprit, avec notre plus beau vocabulaire. Et peut-être que mes phrases étaient belles et pleines d’esprit. Le problème, c’est qu’on se prenait les pieds dedans en lisant. Individuellement, elles n’étaient pas forcément problématiques, mais une fois enchainées, elles gênaient la lecture.

Je n’ai jamais écrit d’article sur le style (à part celui où je critique Comment il ne faut pas écrire de Antoine Albalat), parce que ce n’est pas un sujet que j’ai l’impression de maitriser pour le moment. Mais une des choses que j’ai retenues, c’est qu’il faut avant tout être clair. Faire de belles phrases ne sert à rien si elles ne sont pas compréhensibles.

Ça ne veut pas dire qu’il ne faut utiliser que des phrases courtes et des mots simples. Simplement, dans beaucoup de passages, mon style n’était pas assez bon pour que la lecture soit fluide.

Ce que j’ai fait pour corriger

J’ai fait une relecture complète à voix haute avec mon compagnon, et ça m’a beaucoup aidée. Il m’a souligné les tournures maladroites que je ne voyais pas, et ma tendance à « show AND tell » c’est à dire à illustrer une idée (ce qui est souvent un bonne chose) et à quand même l’expliquer aux lecteurices ensuite au cas où ils/elles n’aient pas compris. Après cette lecture et ma phase de bêta-lecture, j’ai vu plus facilement les passages où mon héros égrenait 40 idées à la suite, les phrases trop précieuses dont j’avais du mal à me débarrasser et les tournures trop lourdes. Écrire ce blog m’a aidée aussi, en particulier dans la chasse aux tournures indécise. Maintenant, j’en élimine une bonne partie alors même que j’écris. 

J’avais également besoin de recul. Mes tournures précieuses, même si elles bloquaient la lecture, j’ai eu du mal à les couper, parce que je les aimais bien… Mais plus j’avais de distance, mieux je voyais qu’elles étaient trop lourdes, et plus ça a été facile de faire du tri. Je n’ai pas non plus tout supprimé…

Une autre remarque : c’est bien de faire des belles phrases, mais si chacune est un bijou ciselé, on voit plus la prose que l’histoire. Et là, tout dépend de ce que vous voulez écrire. Si vous écrivez un thriller commercial c’est une mauvaise chose (votre public veut du suspens, pas des phrases à rallonge en or massif), si vous visez un genre plus littéraire, ce sera une bonne chose. Malgré tout, le style était important pour moi et c’est un roman trop introspectif pour être un thriller commercial. Être entre les deux me convient.

Conclusion

Je n’ai pas listé ici tous les problèmes de mon roman, j’en ai déjà parlé dans mon article sur l’analyse de mes retours de bêta-lecture. Par exemple, le fait d’avoir un personnage pas complètement sympathique, ou une fin pas complètement satisfaisante, ce sont pour moi des problèmes qui peuvent survenir à n’importe quel moment d’une carrière : ce sont des problèmes avec un roman précis (évidemment l’expérience aide quand même…)

Ce que j’ai essayé de lister ici, ce sont plutôt des erreurs que j’espère bien avoir dépassées. Des erreurs que je referai peut-être, mais dont je suis maintenant plus consciente, et que je saurai repérer plus rapidement. Des erreurs qui me font dire que j’ai beaucoup progressé en écrivant ce premier roman…

Mais le plus drôle, c’est que maintenant que j’ai commencé le second, je touche du doigt à quel point il me reste des millions de choses à apprendre…

Et vous, est-ce que vous avez fait les mêmes erreurs ? Quels sont les défauts de vos premiers romans ou premiers textes ? Dites-moi tous dans les commentaires, je suis très curieuse de savoir !

(Et non, je ne fais pas de point sur mon avancée pour NaNoWriMo pour cet article, mais si ça vous intéresse, vous pouvez vous inscrire à ma Newsletter, qui contient, comme son nom l’indique, des news^^, dans la barre de droite)

6 réflexions au sujet de “Mes 7 erreurs de débutante en écriture”

  1. Merci pour cet article !
    Je me retrouve dans certaines de ces erreurs, et aussi dans les solutions (comme la lecture à voix haute). Marrant de voir des points communs avec d’autres autrices et auteurs !
    La typographie de mes premières versions me fait mal aux yeux maintenant, et j’essaie de nettoyer certains clichés (ou de les assumer, selon certains personnages).
    Une erreur que je faisais aussi, c’est de changer de point de vue narratif quand ça m’arrange et non pas quand ça servait l’histoire. Un indice que le lecteur ou la lectrice doit voir ? Hop ! Je change le point de vue pour que ce soit visible, pour un ou deux paragraphes. C’était d’instinct. Puis j’ai choisi d’avoir uniquement le point de vue de ma protagoniste principale. Ça signifiait que les gens qui lisent avaient les même infos qu’elle (narration non-omnisciente), laissant de la place à des surprises ou des mal-entendus.

    1. C’est pas facile la gestion des points de vue… Au moins à la première personne, c’est le perso qui parle, c’est plus difficile de se tromper. Mais pour mon deuxième roman, j’ai choisi la 3éme personne, et je me suis rendue compte en cours de route que ce serait bien d’avoir au moins deux points de vue au lieu d’un seul. J’ai l’impression que ça va me poser des problèmes^^. C’est ce qui est cool avec l’écriture, il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre !
      Merci pour ton commentaire en tout cas^^

  2. Très intéressant, cet article ! Et c’est un bel exercice de faire une telle auto-analyse 🙂
    Je me retrouve pas mal dans ce rêve primitif d’avoir un beau style parce que je lis 50 livres par an et que j’ai du vocabulaire ^^ Là-dessus c’est Antidote qui m’a beaucoup aidée, en me montrant que les phrases de 70 mots, vraiment, c’est trop. Stéphane Arnier a écrit pas mal d’articles intéressants sur le sujet.
    Le point « trop proche de moi » est aussi un écueil que je trouve difficile à éviter. L’héroïne de mon roman en cours est censée être très différente de moi et c’est tellement DIFFICILE. Je m’appuie sur le test MBTI pour mieux comprendre mes personnages (j’ai fait un article sur le sujet il y a longtemps), ça m’aide à garder leurs ressorts en tête (ex : si elle est extravertie et spontanée, elle ne va pas rester terrée chez elle à peaufiner un plan en secret). Et je me suis aussi rendue compte que mon héroïne avait le même profil qu’une de mes amies, donc soit je me demande comment cette amie réagirait dans la situation, soit je lui envoie carrément un message pour lui poser la question ^^

    1. Je n’ai pas trop de difficulté à faire faire à mes personnages des choses que je ne ferais pas moi-même. C’est surtout la façon de parler et de penser où je trouve que c’est super dur de s’éloigner de ses propres schémas. En tout cas, ça demande un effort conscient, qui doit être difficile en tant que débutant. J’ai bon espoir que ça vienne plus facilement avec l’expérience^^. Les profils MBTI sont intéressants, mais je n’ai jamais essayé de les utiliser. Par contre, c’est vrai que le fait de rapprocher un personnage d’une personne réelle aide pas mal^^. J’avais aussi lu un manuel de psycho qui parlait des « vrais » traits de personnalités, qui sont identifiables de manière expérimentale, et c’était très intéressant, mais je ne l’ai jamais utilisé directement non plus comme outil d’écriture. Il faudrait que je teste^^

  3. Bien détaillé cet article et fort intéressant, avec des retours sur ton premier roman et ce que tu as fait pour modifier ce qui n’allait pas à ton sens ! Je n’en suis pas encore là, mais j’ai fait le même travail sur une pièce de théâtre, quel boulot immense ! S’armer de recul, et de patience, oh yeah ! Bon courage à toi, belle journée, Sabrina.

    1. Merci Sabrina ! Oh du théâtre, c’est intéressant… Je n’ai jamais essayé d’en écrire (j’ai écrit de courts scénarios humoristiques par contre), pourtant l’un de mes livres favoris est une pièce de théâtre : Cyrano de Bergerac…

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